Unesco : Le Parc National fait le point sur les conséquences pour la Réunion


Les conséquences directes
"La première conséquence, et je tiens à le préciser, est que l'Unesco n'impose aucune loi, puisque cet organisme n'en possède pas. La Réunion va continuer à fonctionner selon la loi française. Il n'y a donc aucune contrainte directe liée à l'UNESCO".
"La seconde conséquence est qu'il faut maintenant réfléchir à l'avenir du Parc en étudiant la notion de patrimoine dans son ensemble. Les biens naturels sont, en toute logique, en constante évolution, de part l'érosion, les intempéries et autres. Le paysage évolue petit à petit et c'est naturel. La problématique pour nous est donc de savoir garder les richesses de l'île, tout en faisant face à ces changements diverses et transmettre notre patrimoine aux générations futures."
Les règles à suivre sont donc celles fixées par le Parc National. Il n'y aura pas de conséquences majeures directes liées à l'attribution de ce titre, du moins pas pour la population.Il faudra, en revanche, à l'afflux supplémentaire de vacanciers (l'IRT espère une hausse 10%), tout en respectant l'environnement.
Le problème des plantes envahissantes
L'ensemble de l'écosystème local possède maintenant une protection supplémentaire et sera d'avantage mis en valeur, dans la continuité de ce que fait déjà le Parc. Une question se pose, est-il possible de perdre ce titre? Car, il n'y a pas très longtemps de cela, les espèces envahissantes étaient au cœur de l'actualité et l'accent avait été mis, par la SREPEN, sur l'urgence de maîtriser la croissance du goyavier et du raisin marron, entre autres.
René Robert répond que "ce problème n'a jamais été caché au comité responsable des nominations. Au contraire, nous avons tout d'abord effectué un état des lieux très précis. Nous avons travaillé avec de nombreux partenaires, notamment la SERPEN, afin de gérer au mieux la croissance de ces espèces. Une hiérarchie a été mise en place afin de déterminer les espèces envahissantes à traiter en priorité." Les membres du comité de l'Unesco n'ont donc pas pénalisé l'île pour ses espèces envahissantes mais ont "pris en compte les efforts faits et à faire. Ils ont constaté que nous avions conscience du problème et que nous faisions tout pour le gérer au mieux."
Les points principaux
Le 1er août 2010, à Brasilia, La Réunion est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est le 35ème site français à recevoir cette reconnaissance, 3ème dans la catégorie "Bien Naturel". 40% de la surface de l'île (105.838 hectares) est concernée par ce classement, soit la totalité du Parc National des Hauts, auquel s'ajoute, le Piton Anchaing (Salazie), le Piton Sucre et la Chapelle (Cilaos), ainsi que la Grande Chaloupe et Mare Longue.
source: www.reunion-parcnational.fr


