Revenir à la rubrique : Société

Une toilette insolite : La Shit Box

Cette toilette portable développée par une société anglaise, connait un succès grandissant grâce au buzz sur internet. Richard Wharton, cible aussi bien les campeurs et festivaliers que les camps de réfugiés.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 23 août 2010 à 15H29


L'idée est née dans la tête de Richard Wharton en 1989 lors du festival de Glastonbury. Ce jeune anglais veut se rendre aux toilettes, mais la fosse qui sert aux festivaliers est inutilisable. Il se rabat alors sur une boite de mouchoirs vide et l'idée de la "Shit box", ou toilette portable, vient de naitre.

La "Shit box" est une boîte en carton réutilisable sur laquelle on s'assoit pour faire ses besoins. L'utilisateur assemble les différentes parties pour donner naissance à un siège solide qui peut supporter jusqu'à 100 kilos. Une ouverture permet de glisser un sac entièrement biodégradable et étanche. Une fois utilisé, le sac est jeté, la boite repliée et glissée dans son étui pour un futur usage.

"i[Une toilette portable très utile pour les festivaliers ou les campeurs. Quand on a pas le choix dans la nature, c'est toujours plus confortable d'être assis]i" explique Richard Wharton, "i[personnellement, j'en ai toujours dans ma voiture, pour mes enfants en bas âge. Ils peuvent demander à s'arrêter pour des besoins urgents]i", ajoute-t-il.

Les boites coûtent entre 13 et 16 livres et les ventes se font uniquement sur internet. La livraison comprend la boite, dix sacs et des serviettes et les acheteurs peuvent choisir des modèles personnalisés.

b[Vers un usage humanitaire ?]b

Le plus grand objectif de Richard Wharton est de vouloir équiper tous les camps de réfugiés et autres camps humanitaires, "i[l'enjeu sanitaire est très important. Dans ces endroits, où les gens font leurs besoins n'importe où, la Shit box va permettre d'éviter de répandre les déchets et donc de réduire les maladies]i".

L'Unicef et la Croix Rouge se sont montrés très intéressés en validant le concept de la Shit box. Les deux organisations attendent, quand même, de voir se développer le concept pour être certaines de son efficacité.

Mais tous ces développements demandent beaucoup d'investissement pour des productions à grande échelle, un enjeu qui dépasse la petite entreprise anglaise. Richard Wharton souhaite développer le concept pendant deux ans, pour essayer de convaincre le maximum d'acteurs.

"i[Ensuite je vais vendre la société car je ne pourrais pas m'en charger. J'espère convaincre un grand groupe pour porter le projet à ma place, pour l'instant je ne suis même pas dans leur viseur]i" conclue Richard Wharton.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :