Une rentrée 2023 en demi-teinte pour la FSU
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À la Une de la presse nationale la semaine dernière, la grande étude de la FSU sur l'attractivité du métier d’enseignant a déjà permis de livrer un premier aperçu sur certaines réalités vécu par le corps enseignant.
Ainsi, l’affirmation qu’un professeur était devant chaque élève a été balayée par le syndicat qui prouve qu’il manque au moins un enseignant dans 48% des établissements du secondaire. “La réalité est différente à La Réunion, car nous avons un calendrier différent. Donc, comme nous sommes déjà quelques semaines après la rentrée, les postes manquants ont pu être identifiés et on a mis un collègue dessus. Mais se faisant, on pioche dans les remplaçants titulaires et les contractuels. Ainsi, si dans quelques temps, on doit remplacer un enseignant, il n’y a pas de solution”, s’agace Marie-Hélène Dore, secrétaire départementale de la FSU. On risque de voir le nombre d’enseignants non remplacés grimper en flèche à moyen terme, car “on a déjà plus de contractuels disponibles sur le département”.
Autre point important pour le syndicat, le Pacte enseignant. Mis en place depuis cette rentrée, cet accord entre le ministère et les enseignants doit leur permettre d’effectuer des tâches complémentaires, tout en étant mieux rémunérés. “C’est un flop. Seul 30% des enseignants l’ont signé, et la plupart du temps c’était afin de continuer des tâches qu’ils faisaient déjà. Et il y a un gros point d’interrogation sur les remplacements de courtes durées que ce Pacte veut mettre en place”, poursuit la syndicaliste.
“On veut accroître le temps en entreprise, alors qu’on a du mal à trouver des terrains de stage”
La réforme du lycée professionnel ne passe décidément pas du côté de la FSU. Après avoir déjà dénoncé “une réponse de la complainte du patronat de ne pas trouver de main-d’œuvre dans certains secteurs”, la FSU enfonce le clou. Marie-Hélène Dor reconnaît que des stages plus longs peuvent être formateurs, mais “le tissu économique n’est pas compatible. On veut accroître le temps en entreprise, alors qu’on a du mal à trouver des terrains de stage”, s’agace la syndicaliste.
La rentrée est a été également l'occasion de faire le point le nombre d'AESH disponibles pour les élèves du département. "On annonce 180 postes en CDI de plus pour cette année. C'est très bien, cela va dans le bon sens. Mais il faut tout de même relativiser ce chiffre quand on sait le nombre d'établissements à La Réunion. Les besoins sont tout simplement considérables", conclut Marie-Hélène Dor.


