Une marche contre "les employeurs méprisants"

"Je fais cette marche pour dénoncer la mauvaise foi des employeurs de mon frère. Ils ont été condamnés à verser 3.438 euros d'arriérés de salaires. C'est un dû. Ils doivent lui verser. Seulement ils se permettent d'essuyer leurs pieds sur une décision de justice", argumente Marie Clain, très en colère. Cette longue marche, de Bois-de Nèfles Saint-Paul jusqu'au Barachois Saint-Denis, ne l'a pas apaisé.
Pascal Clain était chauffeur d'engin pour l'entreprise VRD Réunion. Il a été prié, par ses employeurs, les soeurs Dargaï, de rester chez lui "parce qu'il n'y a plus de travail", selon les dires de Marie. L'une des soeurs Dargaï, gérante de l'entreprise, nie cette version des faits et déclare que le motif de sa volonté de rompre le contrat est dû "aux nombreux arrêts maladies de Pascal Clain. Nous avons même perdu deux chantiers et avons dû trouver un autre chauffeur car Monsieur Clain était souvent en arrêt maladie".
L'entreprise VRD devrait avoir la visite d'un huissier, qui veillera à l'application de la décision du conseil des prud'hommes, qui a condamné la société à payer des arriérés et à fournir les bulletins de paie de Pascal Clain.


