UDAF: "On tient à l'universalité des allocations familiales"

Ce week-end, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a jeté un pavé dans la mare en avançant l'hypothèse d'une taxation des allocations familiales. Invité sur le plateau d'I-Télé, Didier Migaud a déclaré : "Les prestations familiales, les allocations familiales, le fait qu'elles soient fiscalisées ou pas, c'est un sujet qui peut être mis sur la table (…). On peut considérer que c'est une prestation qui rentre dans les revenus et qui peut d'une certaine façon être fiscalisée".
Une prise de position qui provoque aujourd'hui une levée de bouclier des associations familiales, l'UDAF (Union Départementale des Associations Familiales) en tête, représentée localement par son président Aristide Payet. "Notre préoccupation à l'UDAF a toujours été de préserver l'universalité des allocations familiales", explique-t-il.
Même si le président de l'UDAF Réunion est "conscient" de la problématique budgétaire dans laquelle est plongée actuellement l'Etat, il se dit farouchement opposé à toute taxation des allocations familiales. "Les allocations familiales ne doivent pas être soumises à un plafond de ressources. Elles servent à compenser les charges éducatives pour les enfants . Nous tenons à cette défense de l'universalité", ajoute-t-il.
Pour le moment il ne s'agit que d'une proposition formulée par la Cour des comptes et non d'une mesure instiguée par le gouvernement. Mais l'UDAF se dit très attentive sur le sujet. "Si il y a propositions de lois, l'UDAF via l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) sera obligatoirement consultée pour donner son avis sur ce projet", rappelle-t-il.
"La France est le seul pays européen à proposer une telle politique familiale. Mais pour équilibre les comptes de l'Etat, tout n'est pas bon à prendre. Il existe d'autres solutions que d'aller taxer les allocations familiales", conclut-il.


