Transport de fonds : l'intersyndicale demande au préfet « des sanctions exemplaires » pour les manquements à la sécurité

Suite à leur grève de novembre dernier, les convoyeurs des trois sociétés de transport de fonds de l'île avaient obtenu l'organisation d'une commission départementale de sécurité avant la fin de l'année 2024, qui n'a pas été convoquée. L'intersyndicale CFDT – CFTC a alerté le préfet.
La commission départementale de sécurité des transports de fonds, une instance des services de l’État, a-t-elle volontairement éludé les alertes des syndicats sur de présumés graves dysfonctionnements dans les trois entreprises spécialisées de l'île ?
C'est ce que laisse entendre l'intersyndicale CFDT – CFTC qui rassemble des salariés de Brinks, Keepway et Réunival, les trois sociétés qui se partagent localement le marché du transport de fonds.
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Les deux syndicats pointent le compte-rendu rédigé par la direction de la sécurité de la préfecture après une commission départementale de sécurité en date du 22 mars. Ils estiment que les manquements graves dont ils ont fait part lors de la séance ont été édulcorés, voire non mentionnés, dans le compte-rendu de la séance. Lequel ne leur a été partagé que quatre mois plus tard, le 24 juillet 2024, avec une date effacée au blanco et réécrite manuellement.
Le mauvais état de certains véhicules et matériels, le non respect des consignes élémentaires de sécurité (pourtant fixées réglementairement dans cette profession sensible), ou même l'absence de séances de tir programmées alors qu'elles sont obligatoires, figurent parmi les nombreuses récriminations des convoyeurs de fonds.
Le 12 novembre, l'intersyndicale avait déclenché un mouvement de grève, en laissant, comme la loi le prévoit, leurs armes et leurs véhicules blindés au dépôt. Reçue en préfecture, l'intersyndicale CFDT – CFTC avait reçu l'engagement qu'une nouvelle commission de sécurité serait convoquée avant la fin de l'année.
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« Cette rencontre [avec l'ancienne directrice de cabinet du préfet] a permis de soulever de nombreuses préoccupations liées aux manquements en matière de sécurité, mettant en danger les convoyeurs de fonds ainsi que la population de l'île », écrivent les syndicats dans un courrier en date du 30 décembre adressé au préfet Patrice Latron.
Regrettant que l'engagement des services de l’État n'a pas été respecté, les syndicats demandent au préfet d'organiser une commission dans les plus brefs délais. Et exigent « des sanctions exemplaires » pour « ceux qui persistent à enfreindre la législation ».
La CFDT et la CFTC informent par ailleurs « lever la suspension de [leur] mobilisation » et promettent « d'intensifier le mouvement pour faire reconnaître [leurs] droits ».


