Tentative d’assassinat et viol à Saint-Pierre : le mari n'a toujours pas pris conscience de ses actes

Il y a deux jours, dans une maison, son mari s’en est violemment pris à elle alors qu'elle lui avait fait part de son intention de le quitter.
Découverte grièvement blessée dans la rue par des passants, la quinquagénaire venait de subir une tentative d’assassinat puis un viol de la part de son propre mari. Il lui avait imposé une relation sexuelle alors qu'elle était inconsciente et ensanglantée.
Le mari était présenté au palais de justice ce vendredi en milieu d’après-midi. Une procédure de défèrement durant laquelle les charges retenues à son encontre lui ont été signifiées.
L'avocate du prévenu tente l'impossible
Le JLD a exposé l’ensemble des arguments allant dans le sens d’un placement en détention provisoire. Tout d’abord, le prévenu présente une absence totale de prise de conscience de ce qui s'est passé. La réitération des faits sur la victime a également été évoquée.
"Actuellement, elle n’a pas conscience de ce qui s'est passé. Il faut la protéger. Ce n’est pas sûr qu'il soit en capacité de voir où est le mal", a relevé le juge. Enfin, sa remise en liberté sous contrôle judiciaire participerait à la persistance d'un trouble à l’ordre public. Par ailleurs, malgré son handicap, son état de santé ne s'oppose pas à sa mise en détention.
JLD : "C'est sa propriété. Et à ce titre, elle devait lui rendre des comptes. Il n'intègre pas la gravité de ce qu'il a fait. Il n'a aucune considération pour sa victime"
La ligne de défense du prévenu semblait hypothéquée par l’ensemble des gestes ignobles qui lui sont reprochés. "La détention provisoire doit être exceptionnelle. Pour moi, le contrôle judiciaire suffit (...). En prison, il n’aura pas de soins corrects. Il a 56 ans et un problème au cœur. Il doit avoir un accompagnement pour les gestes du quotidien", a tout de même tenté Me Marie Foucteau. "Il a des difficultés de langage et de compréhension. On ne peut pas le mettre en détention sans une expertise de son état de santé. Il a plein de médicaments à prendre. Il est d'accord pour ne pas se rapprocher de la victime et des enfants", a-t-elle encore plaidé sa cause.
Malgré sa démonstration, le JLD a décidé de placer Jacques L. en détention provisoire, en total accord avec les réquisitions demandées par la procureure de la république dès hier. Une mesure logique "au regard de la gravité des faits et du besoin de poursuivre l’enquête".


