SPL Estival : Les maires se réunissent ce mercredi pour une sortie de crise

Les revendications des grévistes n'ont pas bougé d'un iota ce mardi à l'occasion de la deuxième journée de mobilisation de l'intersyndicale. "Zéro licenciement, pas de PSE, pas de sous-traitance et pas d'externalisation", clame Eric Talassia, porte-parole de l'intersyndicale. Pour rappel, l'administrateur judiciaire avait fait part dans son bilan économique et social de "dysfonctionnements au niveau de certains contrats déséquilibrés" nécessitant une restructuration de la société de transport.
Une délégation de deux personnes par organisation syndicale a été reçue à la mi-journée par le président de la Cirest. "Pas de négociations mais un premier contact qui nous a permis de lui rappeler notre opposition à tout plan social", tempère Eric Talassia, porte-parole de l'intersyndicale. Il ajoute : "Nous lui avons annoncé ce qu'on attendait de lui et que ce n'était pas normal que ce soit les salariés qui paient les dérives financières des élus. Ce ne sont pas les salariés qui sont à blâmer dans cette histoire".
"Un petit pas quand même"
Face à l'insistance de l'intersyndicale, Patrice Selly a fait un pas en leur sens en annonçant qu'il avait convenu d'une rencontre avec les maires ce mercredi en fin de journée en mairie de Bras-Panon, préalable avant tout échange avec les grévistes. Cette rencontre tripartite grévistes-maires-Cirest est quant à elle prévue ce jeudi ou vendredi. "Ce n'est pas une grande avancée mais un petit pas quand même", relève Éric Talassia. Les grévistes peuvent néanmoins d'ores et déjà compter sur le maire de Saint-André, Joé Bédier, venu à leur rencontre ce lundi, tout comme le député Jean-Hugues Ratenon.
Les grévistes appellent les élus à se mobiliser pour le maintien des emplois au sein de la SPL. "On n'arrive pas à trouver 3 millions d'euros pour combler le déficit alors qu'on vient d'accorder 20 millions d'euros le CHU. Nous ne sommes pas en guerre contre M. Selly mais il ne peut pas nous dire que la seule solution c'est le PSE. Il y a d'autres solutions. Mais pour cela, les élus doivent mettre de côté leurs divergences et penser d'abord à l'intérêt commun", conclut Eric Talassia.


