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Sous pression, le groupe GBH verrouille sa communication

Ecrit par J.D – le mardi 8 avril 2025 à 14H31
Stéphane Hayot - directeur général de GBH

Critiqué pour ses bénéfices record alors que la contestation sociale enfle en Martinique, le Groupe Bernard Hayot a activé sa cellule de gestion de crise. Selon La Lettre A, GBH a renforcé son partenariat avec l’agence Image 7 pour limiter les dégâts, tout en évitant d'attirer l'attention de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Mis en cause dans la flambée du coût de la vie aux Antilles, le Groupe Bernard Hayot (GBH) tente de reprendre la main. Lors de son audition par la commission d’enquête du Sénat sur les aides aux entreprises, le 2 avril dernier, Stéphane Hayot, directeur général du conglomérat familial, s’est présenté en terrain miné. Une journée chargée pour le directeur de GBH puisque dans la matinée il avait également été auditionné devant la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale

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En coulisses, GBH s’était préparé à cet exercice périlleux en s’appuyant sur l’expertise de longue date d’Image 7, l’agence de communication fondée par Anne Méaux.

La HATVP s'intéresse au lobbying de GBH

Selon La Lettre A, un nouveau contrat a été signé en janvier 2025, spécifiquement axé sur la gestion de crise. Ce renfort s’accompagne de conseils discrets sur les relations avec les pouvoirs publics, prodigués par un membre du pôle lobbying d’Image 7. À ce stade, aucune démarche officielle n’a été engagée auprès des institutions, évitant ainsi à l’agence d’avoir à se déclarer auprès de la HATVP – ce que GBH tient visiblement à éviter.

Mais cette stratégie de discrétion est de plus en plus difficile à tenir. Début février, Transparency International France a alerté la HATVP sur de possibles manquements déclaratifs du groupe en matière de lobbying. Résultat : une instruction a été ouverte fin février. Dans la foulée, l’Association martiniquaise pour la promotion de l’industrie, proche de GBH, s’est enregistrée en toute hâte sur le registre des représentants d’intérêts. Une régularisation tardive pour cette structure fondée en 1972 par Bernard Hayot lui-même et qui regroupe plusieurs filiales du groupe, comme les rhums Clément ou le distributeur Somarec.

Alors que les critiques politiques se multiplient – Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a récemment accusé GBH de nuire à l’économie locale – le géant de la distribution ultramarine joue une partie serrée, entre stratégie d’influence feutrée et nécessité d’apaiser la colère sociale.

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Etiquettes : GBH | Vie chère

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