Souhaiter "une bonne année" : Vœux pieux ? Utopie ?... Une hypocrisie de plus ?

Quand on échange des vœux, en famille, entre amis, entre gens qui s’apprécient, la sincérité n’est pas niable.
Si je souhaite une bonne année 2016 à mon cousin Pierrot, je crois ce que je dis et ne pense pas en secret l’envoyer au diable. Entreprise qui, au demeurant, serait vaine : lui comme moi avons plusieurs fois été envoyés chez le Malin… lequel n’a pas voulu de nous. Trop durs à cuire qu’il a dit.
En revanche, lorsque j’entends les vœux et souhaits des politiciens, de rigueur en cette période, ils me flanquent la gerbe !
Parce que, malgré leurs efforts pour paraître sincères, ils sont francs comme des ânes qui reculent, faux comme des jetons et aussi clairs que les rejets d’usines.
S’ils pensaient ce qu’ils disent et faisaient ce qu’ils disent penser, l’humanité s’en irait mieux depuis belle lurette.
Les économistes les moins optimistes disent qu’il y a assez d’argent sur cette planète pour éradiquer la famine, les épidémies, la pauvreté, la misère et tous les fléaux que l’on peut imaginer.
Pourquoi alors cela ne se fait-il pas ?
Non pas parce que "l’homme est un loup pour l’homme". Ce serait insultant pour le loup qui ne tue pas sans raison profonde : protéger sa portée, protéger son territoire, se protéger lui-même.
Ils ne sont pas idiots, nos politiciens, quels qu’ils soient. Ils savent la cause de nos maux mais prétendent soigner ces maux avec la cause même de ces maux.
Alors, qu’ils se les gardent, leurs souhaits !
Quant à moi, je vous souhaite tout ce que vous pouvez désirer de mieux pour vous-mêmes et tous ceux chers à votre cœur.
Vous avez la gentillesse d’apprécier mes écrits, courriers et autres comptes-rendus ; cela m’aide à vivre. Au propre comme au figuré.
Je ne serai pas hypocrite au point de présenter mes meilleurs vœux à ceux qui écrivent juste pour m’insulter. Mais même à ceux-là, je ne souhaite rien de mauvais. Tout au plus… que le diable les emporte !
On se retrouve bientôt pour de nouveaux comptes-rendus lorsque les vacances judiciaires seront terminées.
Bonne année, bonne santé si fourmis qui mordent i mangent pas nous.
Jules Bénard


