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SGPEN CGTR : Calendrier scolaire à la Réunion : Oui au calendrier climatique

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 18 février 2010 à 10H02

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Le calendrier scolaire à La Réunion est un véritable sujet de société, qui intéresse les élèves et parents d'élèves et au-delà l'ensemble de la société réunionnaise.

C'est la raison pour laquelle, le SGPEN CGTR (qui vient d'être destinataire des projets de nouveaux calendriers scolaires), a décidé, en responsabilité, de mettre sur la place publique ceux que le rectorat  concocte "en misouk".

La volonté du rectorat qui "consulte" mais s'assoie dans les faits sur l'opposition de la communauté éducative est évidente: Faire pièce à toute demande de calendrier climatique et faire rentrer la Réunion dans le moule national, quant bien même, cela se fasse au détriment de nos élèves.

Pourtant, le calendrier  climatique auquel s'est toujours opposé le rectorat semble davantage en  adéquation avec les réalités climatiques particulières de notre académie et leurs conséquences sur  les rythmes scolaires et les conditions d'études des élèves.

A cet égard, une enquête produite en 2001 précisait déjà "qu'un Réunionnais sur deux juge le calendrier scolaire  inadapté. Deux sur trois réclament un  aménagement partiel, voire radical des rythmes scolaires. Une  très large majorité privilégie le calendrier climatique avec une année démarrant en  mars pour s'achever juste avant Noël".
 
Pour justifier ses choix "d'égalitarisme et mimétisme métropolitain", le rectorat met souvent l'accent sur    "l'inconvénient" de l'entrée en  faculté pour les élèves  qui souhaitent  faire des études dans l'enseignement supérieur. Il faut noter que cette  difficulté évoquée (> écart bac-intégration à la fac) ne concerne qu'un  petit nombre d'élèves  au regard du grand  nombre de jeunes scolarisés. Sur cet aspect marginal, nous rappelons notre proposition que soit assuré un accueil  pédagogique temporaire à l'université entre ces deux périodes.
 
Force est de constater que les calendriers proposés par le rectorat  et les  évolutions  souhaitées (meme masquées) se calquent trop sur les réalités climatiques métropolitaines et font l'impasse sur notre situation toute particulière.
 
Ce dossier sensible doit selon nous être traité sans aucune considération idéologique (ni "égalitarisme et mimétisme métropolitain "ni" positionnement et posture purement contestataire ") et ce , en étroite concertation avec l'ensemble des acteurs du système éducatif .

Chacun doit avoir à cœur de ne pas oublier que c'est l'élève qui doit être au centre de cet enjeu de projet de calendrier. En ce sens, nous aurions préféré qu'une place beaucoup plus importante soit consacrée au dialogue et à l'expertise nécessaire.

Les impacts produits  sur la relation biorythmes scolaires/environnement ont en effet à notre sens, besoin d'être scientifiquement et empiriquement évalués.

Incidence de la chaleur et des phénomènes météorologiques sur les rythmes scolaires ; Aménagement et adaptation variable possible du temps scolaires en relation avec les potentialités des élèves dans les différentes strates scolaires (primaire, collèges, lycées), réflexions sur la  pertinence de  l'allégement  de la journée d'étude et d'une modification en rapport du calendrier scolaire. Problématique du  bâti scolaire  intégrant les  contraintes  environnementales et climatiques ?etc.. Autant de  questions, devant, selon  nous  être préalablement traitées, elles n'ont pourtant  jamais été abordées.
 
"Mieux", à ce jour, nous constatons qu'aucune évaluation de la mise en œuvre des calendriers précédents, qu'aucune  étude sérieuse , précise  et  approfondie  sur le lien "environnement-biorythmes"  n'ont été produites.
Il est donc difficile même de leur point de vue, pour ne pas dire  impossible   de mesurer l'impact  des modifications contenues dans les  nouveaux projets.

Le SGPEN CGTR revendique  l'ouverture d'un véritable débat public sur  l'organisation  du temps scolaire et les problématiques liées aux rythmes de  travail des enfants scolarisés (horaires de passage des examens, temps de travail pendant la semaine scolaire...) afin d'étudier les nécessaires adaptations liées à nos spécificités. Ce n'est que de cette façon que nous pouvons envisager de posséder un   calendrier scolaire digne des attentes des réunionnais. Car enfin, ce ne sont pas  aux élèves de s'adapter à un  calendrier scolaire non pensé et a fortiori non évalué  mais au calendrier scolaire de tenir compte des réalités vécues par nos élèves.

Dans tous les cas, le SGPEN CGTR reste opposé au "rognage  rectoral" de  la période des vacances  de l'été austral et se déclare favorable à un Calendrier climatique.

/Le bureau académique du SGPEN-CGTR
 A St Denis, le mercredi 17 février 2010
 Patrick Corre

 

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