Revenir à la rubrique : Economie

SFER : Pour les exploitants, des doutes subsistent

SFER, le groupe de photovoltaïque, a convoqué ce matin ses 1.059 clients à une assemblée générale afin de tenter de les rassurer. Et pour cause, le groupe est visé par plusieurs plaintes de ses investisseurs et de ses exploitants. Un rendez-vous important pour Bruno Cohen dont l’entreprise est dans la tourmente depuis la parution de […]

Ecrit par – le samedi 29 septembre 2012 à 19H16

SFER, le groupe de photovoltaïque, a convoqué ce matin ses 1.059 clients à une assemblée générale afin de tenter de les rassurer. Et pour cause, le groupe est visé par plusieurs plaintes de ses investisseurs et de ses exploitants. Un rendez-vous important pour Bruno Cohen dont l’entreprise est dans la tourmente depuis la parution de plusieurs articles, depuis cinq mois, mettant en cause les agissements de la société.

Une assemblée générale à huis clos… et à laquelle la presse n’a pas pu assister. Cette séance a démarré par un évènement prévisible, la tentative de Patrick Pulchaski, président de l’association Cipres (collectif des indépendants producteurs réunionnais d’énergie solaire) et principal opposant de Bruno Cohen, de participer à l’assemblée générale. Tentative avortée, puisqu’il s’est fait refouler par les vigiles, et selon lui traiter de « menteur » par le PDG Bruno Cohen en personne.

Patrick Puchalski, en a profité pour tenter de convaincre des exploitants centrale de rejoindre son combat. Son association regroupe à ce jour une cinquantaine d’adhérents. Et selon lui, on est à l’aune « d‘un grand scandale financier » causé par SFER, qui pourrait ruiner les exploitants qui ont été convaincus par cette société.

 

« Arnaqués dans tous les sens »

Quant aux autres exploitants venus écouter les arguments de Bruno Cohen, les sentiments sont mitigés… « Que du bla-bla » pour les uns, « son discours m’a rassuré » pour les autres… Bruno Cohen n’a en tous cas pas fait l’unanimité. Et il n’est pas difficile de tomber sur un exploitant mécontent.

Pour Jean Ayrault, un des 1.059 exploitants, le constat est simple : « On a été arnaqués dans tous les sens ! Il parle beaucoup, il fait le procès des autres mais pas de lui ! », explique-t-il. Sa centrale photovoltaïque n’est toujours pas branchée et la crainte de ce retraité est grande : « Il va bien falloir que quelqu’un paye le coût de cette installation de 87.000 euros« . Au cas où les choses toureneraient au vinaigre, il a peur que la justice « saisisse notre maison. C’est surtout pour mes gamins que j’ai peur« .

Un autre exploitant était arrivé « avec beaucoup de ressentiments… J’avais l’impression d’être dupé. Je ressors un peu plus confiant mais j’ai encore des doutes. Le cabinet Diane n’aurait pas rempli sa mission, d’après SFER. Nous sommes en régime SNC et nous devons côtiser. Nos biens personnels sont engagés. Il y a une grosse menace qui pèse en cas de faillite. Mais on nous a dit qu’un accord avec le RSI avait été conclu« , souligne-t-il… Ce qui n’est en fait pas encore le cas…

Les exploitants sont donc repartis un peu fébriles après trois longues heures de réunion…

 

 

Thèmes :
Partagez cet article:
S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Trois offres de rachat pour Le Quotidien de La Réunion

L’imprimeur Alfred Chane-Pane, le président du JIR, Jacques Tillier, et le patron de presse hexagonale Henri Nijdam sont les trois candidats à la reprise du Quotidien de La Réunion, placé en liquidation judiciaire depuis le 4 octobre. Aucun des repreneurs potentiels ne s’engage à conserver les journalistes, même si tous prévoient d’en réembaucher un certain nombre après leur licenciement.