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Secouer or not secouer ?

Ecrit par zinfos974 – le lundi 8 août 2016 à 12H20
Reçu d'un ami Mauricien, journaliste talentueux, qui se pose des questions..... fondamentales, dont celle ci-après.

Toujours la même ritournelle !  De Mahebourg à  Grand Baie, de Roche Bois à la Gaulette, en passant par Curepipe, quelques gouttes suffisent  à mettre le feu à la maison...

Adam et Eve ainsi dessinés par le Créateur ont donné à leurs descendances des ustensiles d'évacuation de pipi, ma foi, fort différentes. D'un coté une gentille petite vallée qu'on pose sans risques sur la banquette sans tambours ni trompettes ; de l'autre une excroissance évocatrice de plaisir pour nos femmes et de cauchemar pour celles-ci lorsque notre engin doit viser juste pour ne pas tirer à coté  de la cible.

Lorsqu'il est génitaire, cet appareil n'a aucun mal a trouver sa cible ; une approche préparée et une entrée en fanfare dans le couloir de ses rêves ! Mais lorsqu'il devient urinaire, il balbutie mollement son approche et compte sur l'oeil pour atteindre son objectif. Or il suffit que celui ci ne soit pas bien en face du trou pour que que  les choses se gâtent. La correction du tir arrive toujours trop tard car les dégâts des eaux sont déjà là, emportant sur leur passage notre crédibilité masculine et nos talents de viseurs.

Reste ensuite à évacuer ces quelques petites gouttes qui sont ce que l'Anglais appelle "add insult to injury". Comme un peu de poudre restant dans le canon, elles doivent obligatoirement faire l'objet de gestes désordonnés pour s'en aller. De haut en bas ou de gauche a droite, la main qui supporte l'engin est, dans tous les cas de figures, coupable aux yeux de nos femmes "d'hopicides" volontaires avec intention de nuire à la moquette, comme on dit dans les dossiers criminels.

Moi,en ce qui me concerne je plaide toujours l'hopicide involontaire pour atténuer les effets de la charge qui pèse contre moi... Je plaide aussi le fait que cet engin virevoltant et tournoyant n'est pas monté comme un canon sur un affut fixe. Je plaide aussi le fait que la femme ne peut avoir le beurre,l'argent du beurre et le fermier avec. On l'accuse de tournoyer et de virevolter la nuit lorsqu'il est urinaire, alors qu'on le supplie de gambader joyeusement lorsqu'il est génitaire... Faut savoir ce qu'on veut mesdames !

Je pose donc aujourd'hui la question  "Secouer or not secouer", that is the question...

Shakespisse

P.S . Je voudrais partager avec mes amis, victimes conjugales de ces secouages intempestifs, une expérience qui m'est arrivée et qui est devenue un cas de "jurispissence" dans ce domaine. Je m'étais un jour dirigé vers les toilettes de mon bureau à Port Louis pour faire un petit pipi. Pendant que je m'exécutais, mon téléphone sonnât dans ma poche. Une main déjà sur le zizi, l'autre plongea dans ma poche. Au même moment, je vis passer un horrible cancrelat. Je levais mon pied pour l'écraser et ce geste débalança mon corps et mon autre main qui tenait l'objet de tous les délits. En même temps que mon pied s'écrasait avec fracas sur l'affreuse bête, ma main fit un demi tour complet en même temps que l'objet en question qui se transforma vite en tuyau d'arrosage baladeur... Les murs des toilettes racontent encore ce grand moment de tsunami urinaire.
Jean Pierre Lenoir - FDPM ( Front de Déculpabilisation des Pisseurs Maladroits ) 

 

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