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Sarkozy souhaite imposer la concurrence aux enseignes locales

C'est devant un parterre d'environ 9.000 personnes (Didier Robert évoquera depuis la tribune le chiffre de 14.000 personnes) que Nicolas Sarkozy a tenu un discours d'une heure sur le terrain vague faisant face à l'aéroport de Pierrefonds.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 4 avril 2012 à 21H23

Pendant son discours, il est revenu sur les problématiques de développement économique de la Réunion, mais qui peuvent d'ailleurs se calquer sans difficulté sur les autres territoires d'outre-mer. D'ailleurs, tout au long de son discours, autant la Réunion que l'outre-mer revenaient entre les lignes. Notre île est en effet la seule escale ultra-marine du président en campagne.

"Il faut croire systématiquement aux produits que vous pouvez développer ici. Lorsque l'on importe des produits qu'on ne peut faire ici je peux comprendre, mais que l'on fasse faire venir des oeufs par exemple, je ne peux pas comprendre" précise-t-il.

Des événements sociaux récents qui ont frappé la Réunion, Nicolas Sarkozy a tenu une nouvelle promesse. Une promesse pour "les 6 mois après son éventuelle élection" dit-il.

La grande distribution va-t-elle trembler ?

"Si les français nous renouvellent leur confiance, nous allons mettre à plat, avec la grande distribution, l'ensemble des prix pratiqués outre-mer dans les 6 mois qui suivront mon élection. L'Autorité de la concurrence viendra vérifier que les écarts de prix avec la métropole correspondent bien à une réalité, comme l'éloignement, le coût du transport, les taxes locales…et pas des marges substantiellement supérieures à ce qui est pratiqué dans l'hexagone. Si c'est le cas, la grande distribution devra revoir ses marges. Si elle refuse de le faire, alors je donnerai le pouvoir à l'Autorité de la concurrence d'introduire plus de concurrence, c'est-à-dire de permettre l'arrivée d'un nouvel acteur, sur le territoire. Concrètement, il faudra que les acteurs cèdent un ou plusieurs de leurs magasins. Croyez-moi, cela risque d'avoir un effet dissuasif certain, et un effet sur les prix rapide !"

La promesse est chaudement applaudie. Il faut dire que les violences urbaines récentes sont encore dans les mémoires, et la liste des 60 prix solidaires n'a pas désarmé les consommateurs réunionnais.

Autre aspect que balaye d'un revers de main le président-candidat : la tentation vers la réglementation des prix. "Je sais que certains sont tentés par cette mesure, peut-être même d'ailleurs parmi vous". S'il s'agit d'une "idée séduisante", elle ne l'est que de façade selon lui.

Le président du pouvoir d'achat version 2007 est revenu à la charge grâce à l'annonce d'une autre mesure qu'il qualifie de "simple et concrète". Nicolas Sarkozy, et c'est une mesure qu'il avait annoncé dans son entretien avec des citoyens un peu plus tôt dans l'après-midi, que les salariés payés jusqu'à 1,3 SMIC voient leur salaire net se rapprocher de leur salaire brut. "Concrètement, cela signifie que les 70.000 salariés concernés par cette mesure en outre-mer percevront l'équivalent de 1.000 euros brut en plus tous les ans". A voir dans les faits.

Le président n'a nfin pas hésité à faire son mea culpa. Certes "pendant 5 ans, tout n'a pas été parfait", ajoute-t-il. Mais face au projet socialiste, principal objet de ses attaques, il propose aux Réunionnais de sortir de cette vision "misérabiliste de l'avenir des outre-mer".

 

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