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Sans permis, il fonce sur un gendarme qui finit par sortir son arme

Un homme comparaissait ce mercredi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour des faits de violences avec arme, en l'occurrence, son véhicule. Le gendarme qui lui sommait de s'arrêter a dû, sentant sa vie menacée, sortir son arme de service et la pointer en sa direction.

Ecrit par 1167938 – le jeudi 20 janvier 2022 à 09H08

Jonathan B., 38 ans, devait répondre ce mercredi de faits de violences avec arme, commis le 14 janvier dernier dans la commune de la Possession. Alors qu’il raccompagne un ami chez lui, il aperçoit les gendarmes, qui intervenaient pour un différend familial, au bout du chemin. La rue faisant à peine 4m de large, les trois gendarmes décident de laisser leur véhicule et de monter à pied. Voyant la golf descendre, les militaires décident de contrôler le conducteur. Ils se postent devant pour le sommer de s’arrêter. Peine perdue, il n’obtempère pas. 

Le conducteur poursuit sa route, forçant deux gendarmes à se dégager alors que le troisième, voyant sa vie menacée par le véhicule qui ne s’arrête pas, sort son arme et la pointe en direction de Jonathan B. Il finit par se jeter sur le côté, prenant la décision de ne pas ouvrir le feu.

Après une enquête de voisinage, les militaires identifient un de ses proches qui ne leur donnera pas son nom, arguant qu’il n’est pas une « poukave ». Le fuyard est identifié rapidement, interpellé chez sa mère le 16 janvier, placé en garde à vue et déféré au tribunal. 

Peur de la prison

Il faudra plusieurs interrogatoires pour qu’il reconnaisse les faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. « J’ai paniqué parce que je n’ai pas de permis. je ne voulais pas retourner en prison », explique-t-il avant d’éclater en sanglots, comprenant la gravité de ses actes. Avec 10 mentions à son casier, il n’avait pas revu le tribunal depuis 10 ans et reconnait à la barre « avoir fait une faute grave ». « La qualité de l’intervention et la formation des gendarmes est une fois de plus à souligner. Il sort son arme et prend la décision de ne pas ouvrir le feu ! », souligne la partie civile. 

La procureure de la République, de son côté, admet : « Il a pris conscience de ce qu’il a fait et reconnait les faits ». Elle requiert une peine de 2 ans de prison dont 1 an de sursis probatoire. Elle demande également qu’il soit maintenu en détention pour la partie ferme. « Il a fixé sur la peur de la prison au point de n’avoir pas vu l’arme qui était pointée sur lui ! Il faudrait lui laisser une chance », plaide la défense.

Le tribunal reconnait Jonathan B. coupable et le condamne à la peine de 18 mois de prison dont 12 mois avec sursis, ordonne la confiscation du véhicule et attribue les sommes de deux fois 800€ euros et une fois 1300€ aux trois gendarmes reconnus victimes. Il est maintenu en détention. 

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