Salazie : la mairie conteste la suppression de deux postes au collège Auguste-Lacaussade

La commune de Salazie annonce avoir été informée de la suppression de deux postes d’enseignants au collège Auguste-Lacaussade pour la prochaine rentrée scolaire. Elle a saisi le ministre de l’Éducation nationale afin de demander le maintien de ces postes et l’ouverture d’une réflexion sur le classement du territoire en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+).
Dans un communiqué, la collectivité indique avoir été informée de la suppression de deux postes d’enseignants au sein de l’établissement. « Cette décision suscite une légitime inquiétude parmi les familles, les élèves et l’ensemble de la communauté éducative », écrit la commune.
Des inquiétudes sur l’organisation pédagogique
Selon la municipalité, le contexte territorial renforce les préoccupations liées à cette annonce. « Dans un territoire marqué par son enclavement et par des réalités sociales spécifiques, la stabilité des équipes pédagogiques constitue un facteur déterminant de réussite scolaire et d’égalité des chances », souligne-t-elle.
Si les services de l’Éducation nationale indiquent que le volume d’heures d’enseignement serait maintenu, la commune estime que l’organisation prévue pose question. « La réorganisation envisagée, reposant notamment sur des enseignants partagés entre plusieurs établissements, fait craindre une fragilisation de la continuité pédagogique et du suivi individualisé des élèves », précise le communiqué.
Saisine du ministre et demande de classement en REP+
Face à cette situation, la commune de Salazie indique avoir saisi le ministre de l’Éducation nationale afin de demander « le maintien des deux postes d’enseignants concernés ». Elle sollicite également « l’ouverture d’une réflexion sur le classement du territoire de Salazie en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) », au regard des enjeux sociaux, territoriaux et éducatifs propres à la commune.
"Pour des conditions adaptées"
La collectivité affirme enfin son engagement en faveur du service public d’éducation. « La collectivité réaffirme son attachement au service public d’éducation et à la réussite de tous les élèves », indique le communiqué. Elle précise qu’elle « demeurera pleinement mobilisée, aux côtés des équipes éducatives et des familles, pour défendre des conditions d’enseignement adaptées aux besoins du territoire ».


