Sainte-Rose : la gestion municipale sévèrement critiquée par la CRC

La Chambre régionale des comptes (CRC) a récemment publié un rapport salé sur la gestion de la commune de Sainte-Rose entre 2017 et 2024. Détournements de fonds, versements illégaux de primes et retards dans les projets structurants figurent parmi les irrégularités relevées, comme rapporté par Le Quotidien dans son édition du jour.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes, présenté en conseil municipal le 26 décembre dernier, met en lumière le versement de 1,3 million d’euros de primes de départ à la retraite, jugées illégales. La CRC exige leur suppression immédiate. Malgré ces critiques, Michel Vergoz, maire de Sainte-Rose, défend cette initiative : "Cela nous a permis de ramener la part des dépenses de personnel dans le budget de fonctionnement de 72 à 60% entre 2017 et 2020. Sans cela, beaucoup des agents concernés ne seraient pas partis avec 67 ans" s'est justifié Michel Vergoz auprès de nos confères du Quotidien.
Une autre affaire évoquée par la CRC concerne le licenciement en octobre dernier de l’ancien directeur financier de la mairie. Celui-ci a été reconnu coupable d’avoir falsifié des factures et détourné plus de 59.300 euros entre 2023 et 2024. Les fonds, destinés à des équipements pour les cantines scolaires, ont été transférés sur des comptes frauduleux, dont celui de son épouse. En réaction, la commune a déposé plainte.
Une modernisation en cours
Malgré les critiques, la Chambre régionale des comptes souligne les efforts de la municipalité pour moderniser son administration et réduire les dépenses de personnel, ce qui a contribué à alléger la masse salariale.
Michel Vergoz, maire de Sainte-Rose, regrette cependant que la commune soit injustement stigmatisée, affirmant qu’elle a été placée au banc des accusés alors qu’elle était elle-même victime d’une situation erronée, notamment en raison d’une surestimation du montant de la dette.


