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Saint-Leu : Il offre une récompense pour débusquer les voleurs de son cheval

Michel Apaya n’en revient pas. En milieu de semaine, un poulain lui a été subtilisé dans les hauteurs de Saint-Leu. Il part à la chasse aux indélicats en offrant une récompense.
Ecrit par Ludovic Grondin – le samedi 21 octobre 2023 à 17H23
Nectar a été arraché de sa maman

Plus rien n’arrête les voleurs. Ni la configuration des lieux ni l’extrême difficulté de l’opération. Ce mercredi à Piton Saint-Leu, Michel Apaya passe voir ses chevaux comme à son habitude deux à trois fois par jour. Cet après-midi-là, l’absence d’un poulain prénommé Nectar aux côtés de sa maman le frappe immédiatement.

"Un poulain ne quitte jamais sa mère et la mère protège toujours son poulain alors tout de suite j’ai pensé : il est mort, bien qu'il n’y ait pas de danger où les chevaux sont !", nous décrit l’éleveur. Michel Apaya se met alors à ratisser ses deux hectares de pâturage.

"Mon premier réflexe ç'a été de chercher un cadavre", nous avoue-t-il mais rien n’y fait. Aucun cadavre à l’horizon. "J’ai ratissé partout, partout !" Et puis un élément l’intrigue au point de le guider vers le scénario privilégié pour comprendre cette absence.

"A un endroit, je suis tombé sur des marques de roues et l’herbe était écrasée. C’est là que je me suis dit : ça y est, il a été volé", se rappelle-t-il sa première pensée à ce moment-là.

Ce poulain est né le 4 octobre. Le jour de son enlèvement, Nectar avait exactement 15 jours. Un vol que l’éleveur qualifie d’"arrachement" puisqu’il faut savoir qu’un poulain reste dans les pattes de sa mère et tète pendant un an. "En fait, les poulains ne sont pas comme les veaux ou les chèvres par exemple qui tètent jusqu’à avoir l'estomac plein. Au contraire, ils tètent un petit peu, ils vont se promener puis reviennent téter. Depuis, Sa maman mange très mal", explique-t-il les dommages collatéraux de ce geste malveillant. "Lui il doit chercher sa mère, il doit être en stress. Comment il est nourri, ça on ne sait pas..." mais Michel Apaya préfère imaginer qu’il est entre de bonnes mains.

Une première en quarante ans

"Je préfère me dire qu’il y a eu chez les voleurs la tentation d’avoir un cheval parce que c’est magnifique d’en avoir un, plutôt que de me dire qu’il y a un acte de barbarie derrière", tente-t-il de positiver. "Mon plus grand souhait c’est qu’il soit bien traité", continue-t-il sur le même registre.

C’est en tout cas une première en quarante ans pour le professionnel qui n’en revient pas sur l’audace des intrus.

Le pâturage possède une clôture électrique (fait pour dissuader les chevaux de s’enfuir et non les intrus d’entrer, ndlr) et l’éleveur n’habite pas sur place mais à proximité. Cependant, il n’a rien vu ni entendu dans la nuit de mardi à mercredi. "Là où il y a le passage pour les véhicules, l’endroit est boisé et c’est donc imperceptible. Une chose est sûre selon lui, il fallait être à plusieurs et connaître les lieux. Il faut maîtriser la mère donc une seule personne c’est impossible !"

Après l’étonnement vient le moment des recherches et elles pourraient bien aboutir au vu de la nature de ce vol inédit. Michel Apaya met sur la table une récompense de 1000 euros à quiconque le mettra sur la piste décisive des ravisseurs de son cheval. "Je suis dans le pardon, je ne suis pas dans la haine, je préfère que les personnes qui ont fait ça ramènent le poulain et que ça soit une histoire close", lance-t-il en guise de fenêtre amicale. Si ce n'est pas le cas, il en est persuadé, les langues finiront un jour par se délier.

Vous avez une information, vous pouvez joindre M.Apaya sur le 0692852307

Etiquettes : Vol

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