Saint-André : le SNUTER-FSU dénonce des “dépôts sauvages” sur le site du service technique

Le délégué du syndicat, Eric Collet, dénonce la présence de “dépôts sauvages” sur le site du Service technique de Saint-André, Chemin Patelin. Une situation récurrente selon lui malgré un arrêté municipal de 2019 qui interdit formellement toute utilisation de cet espace pour le stockage de déchets.
Huit ans après une première alerte lancée en 2017, sous la mandature de Jean-Paul Virapoullé, le SNUTER-FSU revient à la charge.
Dans sa main, un arrêté municipal datant du 29 avril 2019 qui fermait à l’époque définitivement le site de stockage de déchets des services techniques.
Les motivations invoquées par la commune étaient alors explicites : garantir l’hygiène, protéger la salubrité publique et encadrer la gestion des déchets conformément aux normes environnementales. À partir du 30 avril de la même année, tout dépôt devait cesser et les déchets communaux être directement dirigés vers des centres agréés. La réglementation prévoyait également des sanctions en cas d’infraction.
Six ans plus tard, le SNUTER-FSU constate que ces engagements écrits ne se traduisent pas entièrement sur le terrain. Dans un courrier adressé au maire Joe Bédier le 26 novembre dernier, le syndicat décrit une zone « pourtant fermée » mais toujours occupée par des amas de détritus, parfois imposants, dont la présence expose, selon lui, les agents municipaux à des « risques sanitaires, environnementaux et sécuritaires ».

Une zone transformée en "dépôt sauvage"
Sur place, le délégué décrit un paysage chaotique. Au premier regard, un large tas mêle une carcasse de voiture, des déchets verts, des restes de pots de peinture, des batteries, du plastique ou encore des gravats. Pour le syndicaliste, les effluves qui s’en dégagent laissent même supposer la présence de restes d’animaux en décomposition.
Plus loin, dans d’autres tas on retrouve des déchets métalliques d’un côté, des gravats et des branchages de l’autre. Pour le syndicat, cette configuration ne relève plus de l’incident ponctuel mais d’une habitude installée, en contradiction directe avec l’arrêté de 2019.
Le SNUTER-FSU évoque une « mise en danger » des agents amenés à travailler dans un environnement dégradé et affirme qu’à défaut d’amélioration rapide, il se tournera vers les services de l’État.

La mairie invoque une situation exceptionnelle
Interrogée sur cette persistance, la municipalité explique que le dépôt actuel résulte d’une conjonction de facteurs, au premier rang desquels le passage du cyclone Garance. La tempête aurait saturé les zones habituelles de stockage, forçant la commune à utiliser temporairement le site du Service technique afin d’éviter que les déchets ne s’accumulent sur la voie publique.
Le cabinet du maire assure toutefois que la situation est en cours de résolution. Les déchets devraient commencer à être retirés « dans les prochains jours » pour une évacuation complète d’ici la fin de l’année. La ville dit avoir tiré les leçons de cet épisode : de nouvelles zones tampons ont été identifiées en prévision de futurs cyclones et des bennes supplémentaires seront prochainement prédisposées pour absorber les pics de production de déchets, notamment lors de grands événements comme Dipavali.




