Run Market : les syndicats ripostent avec 350.000 euros d'économies sur trois ans

Les 625 salariés de l'enseigne de grande distribution Run Market (Saint-Denis, Sainte-Marie, Saint-Paul et Saint-André) devront faire des concessions sur certains avantages, du moins temporairement.
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La direction de Run Market avait annoncé en août dernier son intention de mettre en place un accord de performance collective. Le but ? Réaliser des économies pour compenser des résultats insuffisants dans les supermarchés du groupe.
Fin septembre, la direction avait proposé un effort estimé à 1 million d'euros – finalement de 750.000 euros – sur cinq ans. Une somme jugée excessive par les syndicats (CGTR, CFDT et CFTC), désormais réunis en intersyndicale, qui ont présenté leurs propres contre-propositions.
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« Les discussions restent constructives, nous sommes toujours dans un calendrier de négociations. L’objectif est de limiter les impacts pour les salariés », explique Mario Corbeau, délégué central CFDT chez Run Market.
Trois ans au lieu de cinq ans
Rejetant les premières propositions jugées trop pénalisantes, l'intersyndicale est revenue à la table des négociations avec plusieurs leviers d'économies. Ces efforts concernent notamment la prise en charge des tickets restaurant et de la mutuelle, afin d'arriver à une solution plus équilibrée que celle proposée par la direction. En revanche, il n'est pas question de revenir sur la prime de départ à la retraite, qui doit rester plus avantageuse que celle prévue par la convention collective nationale. Les syndicats avaient signé en 2021 un accord de substitution offrant de meilleures conditions.
Concernant le travail le dimanche et les jours fériés, les syndicats proposent de revenir à la convention collective tout en y dérogeant, notamment en ce qui concerne la rémunération (200 %) et la récupération. D'autres pistes d’économies, telles que la réduction du parc automobile de direction, avaient également été envisagées, mais un travail a déjà été fait dans ce domaine, permettant de réduire la flotte à des véhicules moins coûteux.
En additionnant tous ces éléments, les syndicats proposent une économie totale de 350.000 euros par an, avec un accord qui s’étendrait sur trois ans, au lieu des cinq initialement envisagés.
Reste à savoir comment la direction de Run Market accueillera ces nouvelles propositions. Elle ne souhaitait pas communiquer. "Je ne souhaite pas pour le moment m'exprimer après chaque réunion », nous avait simplement expliqué, fin septembre, Régis Durieux, pdg de Make Distribution (Run Market), préférant respecter le « temps de la négociation ». Un nouveau round de négociations est prévu d’ici à la fin du mois d’octobre.


