Risque de collision : Limiter sa vitesse en mer protège les tortues

Les images de ses ébats ont été immortalisées et diffusées sur les réseaux sociaux. Kachuva est une tortue verte, identifiée la première fois en octobre 2015, déjà en plein accouplement. Il y a quelques jours, ce mâle a de nouveau été photographié en bonne compagnie. Les scientifiques l'ont ainsi reconnu par une blessure spécifique qu'il tient d'un choc avec un bateau depuis au moins octobre 2019. La blessure est partiellement cicatrisée, indique Kélonia et “heureusement, cela ne l'empêche absolument pas de s'accoupler, car il sera revu plusieurs fois par la suite en accouplement au large de St-Gilles”.
Malheureusement, il s'agit, avec Emma, blessée en 2022, de “la seconde tortue adulte blessée en période d'accouplement à La Réunion”.
Kélonia alerte : “Sachant que le nombre de tortues en reproduction à La Réunion est encore extrêmement faible. Cela illustre le risque que font peser les collisions avec les bateaux sur la reproduction des tortues marines sur notre île”.
Il apparait donc nécessaire de limiter sa vitesse en mer, d'autant que “les études montrent clairement que la vitesse en mer est la première cause de ces collisions que sont mortelles dans 86% des cas pour les tortues”.
L'Observatoire des tortues marines invite ainsi les usagers de la mer à respecter les limitations de vitesse : 5 nœuds dans la bande des 300m à partir de la plage ou de la barrière de corail et de naviguer à 10 nœuds maximum dans la bande des 1 miles nautique. La présence d'un observateur à l'avant du bateau permet aussi de repérer les tortues en surface et possiblement en accouplement. Cela permettrait de réduire de 80% les risques de collision.


