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Refus d’obtempérer : « Sans feux, sans casque et complètement bourré sur son scooter »

Une nouvelle année débute et pour autant, les délits en tous genres n'ont pas cessé. En effet, un scootériste passablement alcoolisé a été intercepté à Saint-Denis le 6 janvier à 22h35 par les forces de police. Bien connu des services de la justice, il comparaissait ce lundi au tribunal judiciaire de Saint-Denis dans le cadre d'une comparution immédiate.

Ecrit par Régis Labrousse – le mardi 09 janvier 2024 à 14H22

« Je n’ai pas compris que c’était la police« , lance Gaël C. au président ce lundi lors de son audience pour justifier d’avoir tenté d’échapper à un contrôle de police alors qu’il roulait sans feux sur son scooter, mais pas que. Le trentenaire argumente qu’il n’a pas vu le gyrophare du véhicule de la brigade cynophile et encore moins entendu le deux tons. La raison est, selon lui, qu’il ne voit plus d’un œil suite à un accident de moto. Argument que rejette le procureur qui rappelle au tribunal que l’intéressé roulait « sans feux, sans casque et complètement bourré sur son scooter« .

En effet, malgré un refus d’obtempérer, il est finalement interpellé de manière musclée et contrôlé à 1,82 g/l d’alcool dans le sang. Il en profite également pour résister à son interpellation et outrager les policiers, chose qu’il ne reconnaît pas attestant : « Si ou respecte a moin, mi respecte a ou« , affirmant qu’il n’a fait que répondre aux insultes à son encontre. 

Lors de la lecture de son casier judiciaire par le président, on comprend mieux le choix du parquet de le présenter en comparution immédiate. L’homme fait état d’un casier de 15 mentions dont quatre refus d’obtempérer et trois conduites sous l’empire d’un état alcoolique. À ce titre, le procureur estime « qu’il fait preuve de mauvaise foi alors qu’il refuse de s’arrêter, entrainant une interpellation musclée« , ajoutant qu' »il doit cesser ces comportements dangereux« . Le magistrat requiert les peines de neuf mois de prison pour le refus d’obtempérer plus neuf mois de prison dont six mois avec sursis pour le reste des faits ainsi qu’un mandat de dépôt. 

« On est d’accord qu’il est dangereux pour les usagers et pour lui-même », répond la défense, mais ajoutant : « On peut le croire quand il dit qu’il ne les a pas vus. Je vous demande la relaxe pour le refus d’obtempérer et la rébellion. Il est certain qu’il a besoin d’un suivi pour sa problématique addictive« , conclut la robe noire. Reconnu coupable de l’intégralité des faits, le prévenu est condamné à la peine de six mois de prison pour le refus d’obtempérer et six mois de prison dont trois mois de sursis probatoire pour le reste avec mandat de dépôt à l’audience. Il voit également une ancienne peine de 4 mois de prison mise à exécution par le parquet pour un total de 13 mois à exécuter. 

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