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Réflexions pour les Gilets jaunes
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Ecrit par zinfos974 – le vendredi 8 mars 2019 à 16H23

Une manifestation n’a d’intérêt que si on sait l’arrêter pour une issue positive. Le pourrissement entraîne la colère, la haine. Il faut faire une pause. Peut-être conserver un samedi île morte pour montrer que la mobilisation ne faiblit pas. Organisons-nous ! Instaurons une gouvernance tournante. Personne n’a la légitimité de s’accaparer ce soulèvement populaire. Mais il faut des interlocuteurs ! Et surtout des propositions. J’en suggère quelques-unes. C’est le système qu’il faut changer.
1. Organiser la représentativité des gilets jaunes :
Mettre une urne dans les quatre microrégions. Procéder au tirage au sort des représentants selon le bassin de population. Renouveler les représentants tous les quatre mois en 2019. En 2020 définir un groupe régional renouvelable chaque année. Ces représentants du peuple doivent siéger dans les assemblées : régionales, départementales, communales etc. La démocratie représentative a montré ses limites et ses déviances.
2. Pour se relever de la perte occasionnée par cette manifestation :
Supprimer les dettes fiscales et sociales du 4e trimestre et du 1er trimestre à venir, le temps de se refaire une trésorerie car les salaires et les charges fixes ont été payés sans aucun chiffre d’affaires.
3. Au regard de la vie chère
Notamment des super marché, des voitures, des pièces détachées et les matériaux de construction, exigeons 30% de remise sur les tickets de caisse et les factures. Ils se sont suffisamment « gavés ». Le bouclier qualité prix a déjà montré son inefficacité. C’est une arlésienne ! Comment contrôler cela me diriez-vous ? Il existe des associations de consommateur, la direction de la concurrence et les prix, et les gilets jaunes : Agissons ! A titre d’exemple, un émetteur d’embrayage de poids lourds, acheté à la Réunion 1300€, acheté en Métropole, rendu à la Réunion, tous frais payés : 320€ !
Dans le privé on n’a pas les 53% de vie chère, on devrait donc avoir droit à 53% d’abattement fiscal. Pourquoi 30% ? On voudrait de surcroit le supprimer. Habiter, se nourrir, et quelques menu loisirs nécessitent environ 1800€. Les impôts devraient être calculés au-delà de ce montant.
4. On ne peut pas augmenter le SMIC dit le premier ministre
C’est parce que l’état est trop gourmand ou mal géré. Baissons de 30% les charges et augmentons les salaires de 200€/mois pour ceux qui sont inférieurs à 1500€ et 100€ pour ceux qui sont entre 1500 et 1800€. Si le client est fauché ce n’est pas bon pour l’entreprise ! Quant aux allocations diverses et disparates, instaurons un revenu maximum vital de 600 à 1000€, selon le nombre de personne à charge. Ce sont ceux qui travaillent qui doivent être mieux payés !
5. Limiter le CICE aux TPME
Les entreprises du CAC40 ont bénéficiés de dizaine de millions sans création significative d’emploi. Il faut imposer à ces multinationales, un pacte de gestion sociale. A savoir le partage des bénéfices : 1/3 pour l’actionnariat, 1/3 entre les salariés et 1/3 pour les investissements. Quant aux TPME la problématique est différente. Ces entrepreneurs prennent des risques sur « leur tête ». Pour eux, c’est sans filet ! Ils peuvent gagner, mais aussi tout perdre. Ce ne sont pas des directeurs du CAC 40 honteusement surpayés. A partir du moment qu’ils payent convenablement leurs salariés, les responsables des TPE méritent leur bénéfice et subissent leur perte.
6. Lever les freins, au lieu de subventionner
L’entreprise embauche, en fonction du « carnet de commande ». L’embauche est libre, le licenciement doit l’être comme l’est la démission. Quand on remplace le salarié A par B, au même salaire parce que A ne donne plus satisfaction, où est le problème ? Il est dans la tête des syndicalistes, des antis patrons notoires, qui ne présentent qu’eux-mêmes. C’est dogmatique ! C’est à la société d’accompagner la personne licenciée. L’entreprise doit être sociale, mais ici elle n’est pas là pour faire du social. La solidarité nationale doit prendre le relais ! La boucle vertueuse et efficace c’est : j’embauche en cdi, je paye correctement le salarié, et le remplace sans difficulté, si il est nuisible. On ne baissera pas le chômage autrement ! Les coûts d’un licenciement économique ou prud’homal sont dissuasifs à l’embauche.
7. Prix de vente et cout de revient
Oui à la liberté des prix, mais il faut que l’on puisse dénoncer les casseurs de prix qui tuent leur profession et les salaires. Que l’on détermine un prix standard par profession. C’est possible ! Celui qui pratique des prix anormalement bas devra s’expliquer. Ce sera sein pour l’économie, l’emploi et les salaires. Même les institutions pratiquent le moins disant. A ce titre, si les appels d’offre s’ouvraient en présence des soumissionnaires, il y aurait moins de magouilles. On se fout de la qualité ! Bon marché fini par coûter plus cher. Il faut aussi instaurer l’obligation d’un diplôme d’initiation à la gestion pour créer une entreprise.
8. Pratiquer la solidarité et contrer les abus
Il faut faire la différence entre les salaires et les allocations, y compris de pole emploi. On ne travaille pas ? on est attributaire du maximum vital (point 4). Pour ceux qui ont perdu leur emploi, la société prend en charge leur dette contractées pendant qu’ils travaillaient et jusqu’a qu’ils retrouvent un travail. J’en connais avec des allocations chômage confortable, profitent pour se payer de bonnes vacances. Quant aux politiques et les hauts fonctionnaires, il faut les plafonner à 10000€. Les uns bénéficient du luxe, de la sécurité d’emploi. Les autres doivent être sanctionnés de 500€ par absence à leurs obligations électives. Et en cas de condamnations, qu’ils remboursent le double de la tricherie !
9. Le logement et les revenus du foyer
Si on vit d’allocation (le revenu maximum, point 4) on bénéficie d’un logement social gratuit. En contrepartie on fournit à la collectivité un travail d’intérêt général. Il n’y a rien de stigmatisant !
Entre 1800 et 3500€ on est aidé dans son apport pour construire. Il faut favoriser l’accès pour devenir propriétaire. Quand on est locataire, la tendance à ne pas prendre soin du logement est grande. On le dégrade. C’est très symptomatique d’un manque de savoir vivre en société. L’éducation populaire est à achever.
Au-delà de 3500€, on s’assume.
Concernant les agriculteurs : c’est aberrant de ne pas leur permettre de construire l’habitation principale sur leur exploitation.
10. Nommer un interlocuteur des relations avec l’administration :
Une personne référente, siégeant dans chaque préfecture pourrait être saisie pour traiter rapidement et efficacement tous les points de blocage sur un dossier administratif (les conflits se règlent au T.A.) Il s’agit ici de rendre concret l’allègement du mille feuille tant décrié, jamais résolu. Exemple : monter un dossier d’agrément pour un titre professionnel ou autre est un vrai labyrinthe, redondant et décourageant. Il faut sortir de cette technocratie bloquante. Cette caste maîtrise la rhétorique. Ils ont une tête bien pleine. Pas sûr qu’elle soit bien faite, au regard des réalités. La question est : Qui fait quoi, comment et pourquoi ? Simplifions, quand c’est compliqué cela décourage la poursuite des initiatives. Il faut sortir du mode sclérosant : le haut fonctionnaire décrète, même en dépit du bon sens. Le fonctionnaire de terrain contrôle, inspecte, sanctionne, sans que vous puissiez vous défendre. le T.A. vous dira c’est la loi ! Exemple, j’ai un autocar en bon état qui sert à la formation. On ne transporte pas de passager il est immobilisé, au seul motif qu’il n’est pas équipé de ceinture. Il n’y en n’avait pas originellement. La loi est rétroactive ? Au bout de 15 ans d’utilisation, d’un trait de plume on l’arrête, alors que le contrôle technique est favorable. Le DRIRE devrait pouvoir statuer !
Ces 10 points ne sont ni exhaustifs ni immuables, mais je pense qu’ils constituent un début de changement du système. On s’est laissé enfermer par cette société « consumériste ! »
Nota : Les chiffres énoncés sont des ordres de grandeur. Ils sont à peaufiner. Avec l’état, la Région, le Département, l’Association des Maires et les Gilets Jaunes.
Un projet pour la Réunion 2030... et la Métropole
• Réaliser une voie ferrée en moyenne altitude, traversant l’île. On libère ainsi des terres agricoles, d’habitation et du tissu économique. Un réseau de mini bus dessert le train. Il y a là, un grand gisement d’emploi et un vrai service de transport en commun.
• Développer un réseau de carburant GPL et E85 : moins cher, moins polluant, facile à réaliser. Développer les énergies renouvelables.
• Prêter une attention particulière à la réussite à l’école primaire : savoir lire, écrire, compter et penser. Le travail des professeurs seront plus aisés. La réussite des élèves plus certaine. Or, on a décrété que 80% d’une classe d’âge devait avoir le BAC. On a nivelé « par le bas ». Les professeurs n’ont plus une saine autorité sur leurs classes. Des parents les menacent. La hiérarchie ne les soutient pas. Ne faisons pas de vague, pour la réputation de l’établissement. On a laissé l’école partir à vau-l’eau. Ce fût un mauvais choix politiqué. Le berceau des incivilités et de la violence.
• Doter chaque département d’Etablissement Pénitentiaire d’Insertion Sociale (EPIS). Cultiver (sur 5 à 10 ha) se cultiver, se former et s’insérer. Les prisons, c’est pour les « têtes brûlées, les dangereux ».
On ne peut pas contenir les gens dans leurs besoins physiologiques. On a besoin d’estime, et d’accomplissement de soi. Quand les individus échouent et ne sont pas reconnus, la société s’embrase.
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