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REAGIR vs MCUR : "On a failli se faire lyncher"

Une délégation de trois personnes de l'association de lutte contre le gaspillage de l'argent public "REAGIR" a été reçue hier à la Région. Les discussions devaient se tenir avec Alain Armand, 4ème vice Président de la Région, délégué à la Culture et Président de la Sem Muséo. Mais en fait, ce sont 11 personnes de la pyramide inversée qui les ont "accueillis", dans un climat plutôt tendu...
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 23 avril 2009 à 07H52

Ils attendaient des réponses, ils n'en ont pas eu et après 1h30 de "brimades", ils sont repartis de la Pyramide inversé en ayant le sentiment d'avoir été agressés. La secrétaire de l'Association, Fabienne Couapel-Sauret a même lancé: "on a failli se faire lyncher" à l'issue de l'entretien.

 

Trois membres de l' Association Réagir, Raymond Caderby, Fabienne Couapel-Sauret, et Joëlle Mazel ont été reçus hier midi à la Région pour discuter du projet de la Maison des Civilisations et de l'Unité Réunionnaise.

A la fin du mois de mars, les membres de REAGIR avaient demandé un entretien à Alain Armand, 4ème vice président de la Région, délégué à la Culture et président de la Sem Muséo, pour mettre "cartes sur table" sur ce dossier et avoir des réponses précises à leurs multiples questions... 

Au lieu de rendez-vous, ils apprennent que c'est Elizabeth Ponama une conseillère régionale qui les recevra. Ce n'est que dans le bureau de cette dernière qu'ils découvrent qu'une dizaine de personnes les attendent. Un "bloc" de la Région composé d'élus, du chargé de communication, du "DirCab" du président... et d'Alain Armand.

Aucune réponse sur les salaires

A peine commencée, la discussion "tourne mal". Une proposition est faite par l'association d'organiser conjointement un débat ouvert à tous Réunionnais avec la Région qui exposerait les avantages du projet, et "REAGIR" ses inconvénients. La Région n'a semble t-il pas dans ses plans de débattre de quoi que ce soit, selon Fabienne Couapel-Sauret. 

Joëlle Mazel par ailleurs a demandé à ses interlocuteurs de s'exprimer sur un éventuel référendum. Ils ont répondu que "le référendum demandé n'a pas lieu d'être puisqu'il a été déjà fait en 2004 lors de la réélection de Paul Vergès".   

Les membres de l'association REAGIR ont alors posé une question sur les salaires des personnes qui travaillent déjà pour la "MCUR". Les réponses ont fusé et leurs interlocuteurs ont été catégoriques : "Non, on ne vous dira rien là dessus!".

Seules indications données : le personnel effectif à ce jour de la MCUR est au nombre de 19 et son poids financier est de 900.000 euros. Les membres de l'association n'en sauront pas plus.

A la question de Raymond Caderby: "Selon vous, quels sont les inconvénients du projet?", Alain Armand en évoque trois :

- les "quelques expropriations"  
- le retard dans le lancement du projet
- le déficit de communication envers le grand public

Il semblerait que toutes les tentatives de discussions et d'avoir des réponses à des questions que se pose l'association de lutte contre le gaspillage de l'argent public ont été vaines.

Raymond Caderby, retraité de la Poste et membre de l'Association a insisté sur le fait que REAGIR n'est pas rattaché à un parti politique et que c'est en tant que contribuable qu'il est venu au Moufia pour lutter, à sa façon, contre le gaspillage de l'argent public.

 

"Nous étions face à un rouleau compresseur, la machine est lancée selon eux et ils soutiennent que le projet se fera coûte que coûte... Et ils ne veulent plus nous recevoir".

Contrariés et vexés de l'accueil que lui a réservé le Conseil régional, la délégation de REAGIR ne compte probablement pas en rester là. D'autant que d'autres associations se créent pour dénoncer ce projet de la MCUR qui n'arrête pas de faire couler beaucoup d'encre.

 

 

 

 

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