Qui est cette Mahoraise qui prend les commandes des Outre-mer au CESE ?

Élue à l'unanimité, Maymounati Moussa devient la nouvelle présidente de la Délégation aux Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental. Une nomination symbolique pour la représentante du bassin océan Indien, qui entend faire des territoires ultramarins un levier stratégique pour la France.
Ce n'est pas une élection qui fera les gros titres. Pourtant, elle compte.
Maymounati Moussa, représentante du bassin océan Indien au Conseil économique, social et environnemental (CESE), vient d'être élue à l'unanimité présidente de la Délégation aux Outre-mer. Une fonction stratégique dans une institution chargée de faire remonter les préoccupations de la société civile jusqu'au gouvernement.
"Un investissement stratégique pour la Nation"
Au moment de présenter sa candidature, elle a donné le ton. Pour elle, les Outre-mer ne doivent plus être considérés "comme une charge à compenser", mais comme "un investissement stratégique pour la Nation". Elle veut faire des territoires ultramarins "l'un des moteurs de la puissance économique, maritime, environnementale et géopolitique française du XXIᵉ siècle".
Sa mission sera désormais de piloter les travaux de la délégation et de veiller à ce que les réalités des Outre-mer trouvent davantage d'écho dans les avis rendus par le CESE. Elle sera épaulée par Nadine Hafidou et Sabine Roux de Bézieux, élues vice-présidentes.
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Créée en 2010, la Délégation aux Outre-mer est la plus ancienne du genre en France. Pour le Groupe des Outre-mer, cette élection marque la volonté d'insuffler une nouvelle dynamique afin de porter, d'une seule voix, les enjeux propres aux territoires ultramarins.
Avec cette élection, c'est aussi le bassin océan Indien qui gagne en visibilité dans une institution où se dessinent, souvent en coulisses, les grandes orientations des politiques publiques.


