Quand le salarié souffre, l'entreprise souffre aussi

Gênes articulaires et fourmillement dans les mains sont des exemples de douleurs liées à l’apparition des TMS (troubles musculo-squelettiques). Pour certains, les TMS sont juste embarrassants mais pour d’autres, ils peuvent devenir handicapants au point de devoir cesser son activité professionnelle.
Peu importe que l’on soit assis face à un ordinateur, debout devant une machine ou sur un chantier, les TMS concernent tous les secteurs. Les facteurs sont très nombreux : les gestes répétitifs, forcés, à cadence élevée, avec des postures pénibles ou des positions prolongées ou encore que les charges soient lourdes, à manier dans le froid, avec des vibrations…
Aujourd’hui, en France, les TMS concernent 850.000 accidents du travail, 50 millions de journée de travail perdues, 45.000 salariés présentant des séquelles permanentes. 11 milliards d’euros ont été dépensés en 2007 pour la branche risques professionnels.
Mal de dos, tendinites de l'épaule ou du coude, douleurs du poignet, les troubles musculo-squelettiques ont un impact pour l'entreprise, souligne une nouvelle campagne de sensibilisation à destination des employeurs. Pour les encourager à prendre ce problème à bras-le-corps, la CGSS a gratifié quatre entreprises locales (Segma, Yvon Payet Horticulture, Sib et le Fer d’or) d’une subvention pour avoir mis en place au sein de leur entreprise des solutions de prévention contre les TMS. Prévention qui selon les professionnels de santé ne peuvent réussir qu’avec l’implication de tous les acteurs : salariés, patrons, médecins du travail, délégués du personnel...


