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Pratique interdite : deux cabinets infirmiers boostent leur visibilité Google

Pourtant interdit, le fait de payer Google pour mettre en avant sa page Internet est le procédé utilisé par deux cabinets infirmiers pour gagner en visibilité. Un rappel à la "confraternité" les attend.

Ecrit par LG – le jeudi 13 janvier 2022 à 09H28

Vous êtes à la recherche d’un cabinet d’infirmiers pour vos soins à domicile ou pour l’un de vos proches. Exit le vieil annuaire papier, en 2022 votre premier réflexe est sans doute de tapoter sur internet le mot « infirmier » suivi de votre commune. 

Les résultats de votre recherche s’affichent. Jusque-là rien d’anormal. Mais certains professionnels péi ont joué finement pour gagner en visibilité. Ils vont être rappelés à l’ordre… par l’Ordre des Infirmiers. 

Deux cabinets d’infirmiers de l’Est de l’île ont en effet payé le moteur de recherche Google pour apparaitre en tête de gondole des recherches internet. Une pratique qui peut paraître anecdotique mais qui a le don d’agacer au sein de la profession et, surtout, est strictement encadrée.

Selon le code de la santé publique, « la profession d’infirmier ne doit pas être pratiquée comme un commerce. Sont ainsi interdits tous procédés directs ou indirects de réclame ou de publicité ». Ainsi, « toute insertion payante dans un annuaire est considérée comme une publicité, et, à ce titre, interdite ». 
 
La présidente de l’Ordre : « Un référencement payant sur internet peut conduire à tromper le patient »

Dans les annuaires ou tout autre support accessible au public, les infirmiers peuvent communiquer au public les informations permettant de faire connaître leur existence comme leur nom, prénoms, adresse professionnelle, numéros de téléphone, de télécopie, adresse électronique professionnelle, titre de formation permettant d’exercer sa profession ou encore les horaires de permanence, pour ne citer que l’essentiel. 

Le code de la santé publique motive ce strict cadre par un souci de « respecter les principes de liberté de choix de son praticien par le patient » et de « confraternité entre infirmiers ». 

Ce que nous confirme la présidente de l’Ordre des infirmiers de La Réunion, qui ne manquera pas de rappeler à leur devoir les deux cabinets de l’Est de l’île qui ont payé Google pour être beaucoup plus visibles sur la Toile. 

« Il est interdit à l’infirmier d’obtenir contre paiement ou par tout autre moyen un référencement numérique faisant apparaître de manière prioritaire l’information le concernant dans les résultats d’une recherche effectuée sur Internet », nous affirme Isabelle Houng On Seing. 

La présidente de l’Ordre des infirmiers de La Réunion-Mayotte confirme que pour informer le public de l’existence de son activité, notamment de son cabinet, l’infirmier peut diffuser des informations sur différents supports (annuaire papier, annuaire web, annuaire spécialisé, site internet etc.) et selon différentes modalités de diffusion, mais l’article 69, §2 du code de déontologie ajoute que l’infirmier ne peut obtenir un référencement numérique en contrepartie d’un paiement pour faire apparaître en priorité des informations le concernant en cas de recherche effectuée sur internet.

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