Pourquoi de telles différences de traitement entre voyageurs des Antilles et de La Réunion ?

Monsieur le ministre,
Je souhaite attirer votre attention aujourd’hui sur les obligations des voyageurs en provenance ou à destination de l’île de La Réunion.
Comme vous le savez, à partir du 9 juin, il sera possible de voyager sans motifs impérieux, à condition d’être vacciné et de disposer d’un test PCR négatif, comme pour les Antilles.
Il existe cependant plusieurs différences à La Réunion :
- Les voyageurs mêmes vaccinés sont obligés de réaliser une septaine à leur arrivée dans l’Hexagone, contrairement aux voyageurs en provenance de Guadeloupe ou de Martinique,
- Les voyageurs non vaccinés sont obligés de produire un motif impérieux pour voyager vers l’Hexagone, contrairement aux voyageurs de Guadeloupe ou de Martinique, qui peuvent se déplacer librement.
Ces inégalités de traitement entre territoires ultramarins sont injustifiées et pénalisent les Réunionnais, surtout lorsque l’on sait que La Réunion a un taux d’incidence de 125 alors que la Guadeloupe affiche un taux d’incidence de 127.
De plus, la vaccination ayant pris un retard prononcé à La Réunion par rapport à l’Hexagone, la plupart des réunionnais resteront soumis aux motifs impérieux et voient ainsi leur liberté d’aller et venir particulièrement restreinte par rapport aux autres territoires ultramarins.
Encore cette semaine, un étudiant réunionnais se serait vu refuser l’embarquement à destination de l’île alors qu’il s’y rendait suite au décès de son père. Ces situations sont intolérables, et les réunionnais sont les premiers à pâtir de ces restrictions.
Aussi, Monsieur le ministre, je vous demande dans un premier temps de bien vouloir supprimer l’obligation d’isolement à destination de l’Hexagone, les autres mesures protégeant déjà contre la transmission du virus. Dans un second temps, la levée des motifs impérieux pour tous les voyageurs en provenance ou à destination de l’Hexagone doit être sérieusement envisagée, et ce dès le mois de juin.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le ministre, à l’assurance de ma haute considération.


