Pour Macron, "il y a trop de vacances" à l'école

"Notre pays est devenu une nation par la langue et par l'État. Cette refondation de la nation passe par l'école et la connaissance" a affirmé Emmanuel Macron dans la longue interview qu'il a accordée au journal Le Point. Selon le chef de l'Etat, l'éducation est "le cœur de la bataille" car "c'est à partir de là que nous rebâtirons la France".
Pour s'attaquer à ce nouveau chantier, le président de la République évoque dans un premier des thèmes qui lui semblent primordiaux comme le décrochage scolaire, l'orientation des élèves et l'ajustement du baccalauréat et du calendrier scolaire.
Sur ce dernier point, Emmanuel Macron estime que les vacances scolaires sont trop longues et la charge de travail des élèves trop importante. "Il y a trop de vacances et des journées trop chargées. Les élèves qu'on aura évalués, et qui en ont besoin, il faut qu'on puisse les faire rentrer dès le 20 août pour leur permettre de faire du rattrapage, et nous devons reconquérir le mois de juin pour les élèves qui ne passent pas d'épreuves en fin d'année" a-t-il ajouté.
Concernant les programmes scolaires, c'est sur l'Histoire et l'éducation civique que le chef de l'Etat porte son attention. "L'histoire doit être enseignée chronologiquement et l'instruction civique, devenir une matière essentielle. Chaque semaine, un grand texte fondamental sur nos valeurs sera lu dans chaque classe puis débattu" indique le président. Il souhaite donc que la formation des enseignants soient renforcés sur ces deux matières pour refonder les programmes.
Pour les enseignants justement, Emmanuel Macron se targue d'être "le président sous lequel les enseignants de la maternelle jusqu'à l'université auront été le plus revalorisés depuis trente ans". Un accomplissement loin d'avoir été insurmontable puisque Le Monde rappelle que la fin de l’indexation du point d’indice sur l’inflation en 1983 a plombé sur le long terme le salaire des enseignants, et que le gel de ce point d’indice ces dix dernières années ainsi que l'augmentation des charges sociales n'ont fait qu'accentuer cette perte d'attractivité salariale.


