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POSEI : Les éleveurs réunionnais « oubliés de Paris »

Le budget du POSEI a été maintenu mais les inquiétudes persistent du côté des éleveurs réunionnais. Le relèvement du plafond du RSA (Régime Spécifique d’Approvisionnement) et la validation du cadre règlementaire des CIE (Cotisations Interprofessionnelles Etendues) posent toujours question.

Ecrit par NP – le mercredi 28 avril 2021 à 16H27

Les éleveurs des différentes coopératives avec le soutien de la Fédération Réunionnaise des Coopératives Agricoles (FRCA) et de la CGPER se sont rassemblés ce matin sur l’exploitation de Yannick Frontin à l’Entre-Deux pour faire part de leurs inquiétudes et de leur colère. Ils ont été « oubliés de Paris dans les négociations européennes », estiment-ils.  Le maintien du budget du POSEI auprès de Bruxelles n’a pas encore été entériné. Le rendez-vous est fixé lors des prochaines négociations en fin de semaine. 
 
Pour autant, depuis plusieurs mois les éleveurs des différentes filières animales de l’île demandent l’augmentation du plafond du RSA (Régime Spécifique d’Approvisionnement).  « Ne pas aligner le plafond du RSA sur la consommation locale d’aliments pour animaux, c’est au final renchérir considérablement les coûts de production de la viande péi, notamment ».
 
Ils réclament aussi le paiement obligatoire des Cotisations Interprofessionnelles Etendues (CIE) par chaque maillon des filières, importateurs compris.  » Actuellement, certains importateurs, très minoritaires, ont choisi de ne plus payer leurs cotisations et d’engager une guerre des prix avec la production locale ».
 

Des revendications de nombreuses fois remontées mais qui n’ont pas été prises en compte dans les négociations prévues ces jeudi et vendredi 29 et 30 avril. Un courrier signé par les parlementaires réunionnais, les présidents du Département et Région a été envoyé en ce sens ce mercredi à l’attention du président de la République. 
 
Les éleveurs craignent à terme « une déstructuration de la production locale animale au détriment des éleveurs avec une hausse des prix pour le consommateur, s’en suivront ensuite la suspension des installations (malgré le soutien fort du Département), des arrêts de production, voire à terme l’arrêt de l’ensemble de la production ».

 

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