Pneumocoque : le CHU de La Réunion alerte sur une vaccination encore insuffisante

Le CHU de La Réunion constate que la vaccination contre le pneumocoque reste insuffisamment réalisée sur l'île, y compris chez les personnes les plus exposées. L'établissement rappelle qu'elle est désormais recommandée à tous les adultes de 65 ans et plus.
À La Réunion, aucune donnée ne permet aujourd'hui de connaître précisément la couverture vaccinale contre le pneumocoque. Sur le terrain, les équipes médicales du CHU constatent toutefois que cette vaccination "reste très insuffisamment réalisée, y compris chez des patients pourtant directement concernés par les recommandations".
Une situation jugée préoccupante dans la mesure où de nombreuses personnes sont suivies pour des pathologies chroniques comme le diabète, l'insuffisance rénale ou les maladies respiratoires et cardiovasculaires, qui augmentent le risque de complications.
Une vaccination recommandée à tous les plus de 65 ans
Depuis janvier 2025, la Haute Autorité de Santé recommande ainsi la vaccination à l'ensemble des adultes âgés de 65 ans et plus. Elle concerne également certains adultes présentant des facteurs de risque, notamment en cas de maladie chronique ou d'immunodépression. Deux vaccins sont possibles, le Prevenar 20 et le Capvaxive, avec une seule injection pour les personnes concernées.
Le pneumocoque peut notamment provoquer des pneumonies et des infections graves. En France, près de 186.000 pneumonies à pneumocoque sont recensées chaque année. Les plus de 65 ans représentent près de 60 % des infections invasives et les trois quarts des hospitalisations pour pneumonie aiguë communautaire. "Fait souvent méconnu, ces infections touchent également des personnes ne présentant aucune autre maladie : la moitié des patients de 65 ans et plus hospitalisés pour une pneumonie aiguë communautaire ne présentent pas de comorbidité", précise le CHU.
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Le CHU invite donc les personnes concernées à se rapprocher de leur médecin, pharmacien, infirmier ou sage-femme afin de vérifier si elles doivent être vaccinées. Une vaccination qui constitue, selon l'établissement, "un moyen simple et efficace de prévenir des infections potentiellement graves et d'éviter des hospitalisations ".


