Pierrot Dupuy : "À chaque crise, on fait un nouveau chèque"...

Je m’étais installé ce lundi matin devant mon ordinateur dans l’idée de vous écrire ce que je pensais des incidents survenus samedi et dimanche soir. Autant en métropole qu’ici. Surtout en métropole d’ailleurs.
Je voulais aussi vous parler de l’intervention télévisée du président de la République hier soir. Quand il a fini de parler, au bout de 8 minutes, je me suis demandé : "Mais pourquoi il s'est cru obligé de faire cette déclaration ?". Elle ne servait à rien. Il n’a rien dit. Au point qu’intérieurement, je n’ai pu m’empêcher de me rappeler cette phrase que me disaient mes parents : "Quand on n’a rien à dire, on ferme sa gueule". Voilà, c’est dit !
J'aurais aussi pu vous parler de ces abrutis de LFI qui, sous prétexte de combattre le RN, lui déroulent chaque jour un peu plus le tapis rouge. Pour qui croyez-vous que les Français vont voter dans six mois pour rétablir l'ordre ? Chaque jour qui passe, Marine Le Pen engrange les voix par milliers, sans même avoir à faire campagne. Mélenchon aura réussi son pari : éliminer les partis modérés pour se retrouver face à Marine Le Pen au second tour, dans l'espoir que les votes de banlieue lui permettront de l'emporter. C'est oublier que la principale qualité de ces jeunes qui cassent et pillent, ce n'est pas l'assiduité dans les urnes. Par contre, les autres, tous les autres, n'hésiteront pas lorsqu'il s'agira de choisir entre la peste et le choléra.
Mais, avant de me mettre à écrire, j’ai comme d’habitude fait le tour de mes fils d’actualité sur X et sur Threads.
Et là, je suis tombé sur ce post du député Nicolas Metzdorf, un élu de Nouvelle-Calédonie. Et ça m’est apparu comme une évidence qu’il fallait que je le partage avec vous, tellement il correspond à ce que je pense profondément.
Ce n’est pas à proprement parler ce dont je voulais m’entretenir avec vous, mais il l’explique tellement bien.
A vous de vous faire votre opinion et de me dire ce que vous en pensez en commentaires.
Le problème n'est pas un manque d'argent, ni d’écoute ni de compréhension
Concernant "les émeutes en métropole, certains m'ont répondu que le problème était plus profond qu'un manque de respect de l’autorité. Qu'il fallait parler d'inégalités, d'injustice sociale, de manque de moyens.
Alors parlons-en, chiffres à l'appui.
La France est le pays de l'OCDE qui dépense le plus pour le social. 32 % de notre richesse nationale partent chaque année en dépenses sociales publiques. La moyenne des pays développés tourne autour de 20 %. Elle fait mieux que la Suède, mieux que le Danemark, mieux que l'Allemagne.
Et ce modèle a un prix. Si les Français sont parmi les plus taxés d'Europe, sur le podium avec près de 44 % du PIB en impôts et cotisations, ce n'est pas un hasard. C'est d'abord pour financer cette dépense sociale.
À elle seule, elle représente l'équivalent des trois quarts de tout ce que l'on prélève. Chaque travailleur, chaque artisan, chaque entrepreneur, chaque agriculteur paie pour ce système.
Les dépenses publiques dépassent 57 % du PIB. Et cet argent est redistribué. Avant impôts et aides sociales, les 10 % les plus aisés gagnent 22 fois plus que les 10 % les plus modestes. Après redistribution, cet écart tombe à environ 6.
Le revenu des 20 % les plus modestes augmente de plus de moitié grâce aux aides. Logement social, RSA, APL, prime d'activité, CMU, école gratuite, politique de la ville, plans banlieue à répétition...
Depuis 40 ans, gouvernement après gouvernement, de gauche comme de droite, on a répondu à chaque crise par un nouveau chèque et un nouveau dispositif. Résultat ? Les violences n'ont pas reculé. Elles ont empiré.
Donc non, le problème n'est pas un manque d'argent, ni d’écoute ni de compréhension. Aucun pays au monde ne met autant de moyens sur la table que la France.
Si le socialisme achetait la paix sociale, la France serait le pays le plus apaisé de la planète.
Le problème plutôt, c'est qu'on a remplacé l'autorité par l'excuse. Qu'on a expliqué à des générations entières que la société leur devait tout et qu'eux ne lui devaient rien. Qu'on a laissé reculer l'ordre, le respect du policier, du professeur, du maire. Qu'on a cessé de transmettre l'attachement à la France et à ses valeurs.
La République, ce n'est pas seulement des droits et des allocations. C'est aussi des devoirs.
Le socialisme à la française a eu 40 ans pour prouver que la dépense sociale réglait tout. Il a échoué. Il est temps de revenir au bon sens. Aux fondamentaux. À ce qui a toujours tenu une nation debout.
Le travail, parce que c'est lui qui rend digne, pas l'assistance. L'effort et l'abnégation, parce que rien ne se mérite sans peine. Le respect de l'ordre et de l'autorité, celle du policier, du professeur, du maire, du père et de la mère.
La responsabilité, parce que chacun répond de ses actes, quel que soit son quartier ou son histoire.
L'amour de la France, de son histoire, de sa culture et de ses valeurs. Ce ne sont pas des valeurs ringardes. Ce sont celles qui ont fait la richesse de la France sur laquelle tout le monde se repaît aujourd’hui".


