Petite-Ile : Un projet de loi contre la cyberaddiction voté au Parlement des enfants

Les enfants d'une école de Petite-Ile, l'école des Alpinias ont fait une proposition de loi le 5 juin dernier. Pour la session 2009, les thèmes choisis concernent "les droits de l'enfant" et "la sécurité et la santé, risque et prévention".
Les écoliers des Alpinias avaient travaillé sur les problèmes d'addiction, indique l'institutrice Marie-Nicole Grondin. Le choix des élèves sont donc logiquement porté sur l'addiction, en l'occurrence la cyberaddiction. L'enseignante avait constaté qu'effectivement, les enfants passaient beaucoup de temps sur leurs ordinateurs à la maison et venaient à l'école avec leurs consoles portables.
Sarah Lauret, une jeune écolière a été élue par ces camarades pour présenter un projet devant le Parlement des enfants le 5 juin dernier à l'assemblée nationale devant plus de 500 écoliers de France. Le projet des Petit-Ilois préconise une politique de jeux responsables à travers la mise en place "d'un programme d'éducation à la santé et de prévention des comportements à risques, en particulier l'usage abusif des jeux vidéo dans les écoles primaires".
Le projet de loi des petits Réunionnais a été voté en seconde place avec 155 voix, contre 352 pour un projet proposé par une école de Charente-Maritime qui vise à installer de nouvelles normes de sécurité dans les villages situés près de l'eau pour prévenir les risques de submersion.
Le député Patrick Lebreton a présenté le projet qu'il a jugé pertinent devant l'Assemblée Nationale des grands cette fois-ci le 13 juillet dernier. Le texte présente un ensemble de mesures "visant à mieux garantir le droit à l'éducation à la santé, à responsabiliser les pouvoirs publics et les industries de jeux vidéo dans la protection des enfants et des adolescents contre la cyberaddiction" précise le Jir.
D'ici un an, après la mise en place de la loi, le ministère de la santé va élaborer une charte pour une "politique de jeux responsable". Concrètement, l'une des mesures obligeant la mise en place de sessions de jeu plus courtes et marquées de pauses obligatoires de 30 minutes, voir plus pour des jeux de longue durée.
La création d'une nouvelle taxe sur une autre addiction, celle du tabac, pourrait financer le projet.


