Perquisitions à la Région après celles menées chez Nexa

Après la perquisition de mardi dans les locaux de l’ex-Nexa, devenue La Réunion Développement, les enquêteurs du Parquet européen ont investi ce mercredi matin le siège de la Région Réunion. L’opération, menée notamment dans les services du FEDER, s’est achevée en fin de matinée.
L’enquête s’intensifie autour de l’usage des fonds européens à La Réunion. Ce mercredi 3 décembre, plusieurs véhicules de police ont été aperçus devant l’hôtel de Région, où une quinzaine d’enquêteurs, venus de métropole et de l’île, ont mené une perquisition dans les bureaux en charge du FEDER. L’opération, qui s’est terminée peu avant 11 heures, s’inscrit dans la continuité de celle conduite la veille au siège de l’ex-Nexa, rebaptisée La Réunion Développement, dans le cadre d’une enquête ouverte par le Parquet européen basé au Luxembourg.
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Ces investigations visent à vérifier d’éventuelles irrégularités dans la gestion des fonds européens, après les graves dysfonctionnements relevés par la Chambre régionale des comptes. Dans son rapport publié en octobre, la juridiction financière décrivait Nexa comme un organisme « à la dérive », pointant « l’instabilité de la gouvernance, l’absence de recettes, une politique salariale opaque et généreuse, des entorses répétées à la commande publique pour des frais de mission dispendieux, des investissements hasardeux et des prises de participation risquées ». Sans recettes propres, la SEM dépendait entièrement des financements publics, dont près de 15,4 millions d’euros provenant de la Région et du FEDER entre 2018 et 2023.
C’est précisément cette période qui concentre désormais l’attention des enquêteurs. Selon la CRC, certaines prises de participation de la SEM, notamment dans Bioalgostral et Oscadi, se sont soldées par des pertes estimées à plus de 4 millions d’euros. Autant d’éléments qui ont conduit le Parquet européen à s’emparer du dossier pour déterminer si des infractions pénales ont été commises dans la gestion des fonds communautaires.
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