Passée à tabac à l’arrêt de bus : l’agresseuse jugée et condamnée

Noémie A. devait s’expliquer pour des faits de violences avec arme devant le tribunal de Champ Fleuri ce vendredi. Après avoir molesté sa victime, elle lui a éclaté une bouteille en verre sur la tête. Des faits commis en état de récidive.
Plusieurs versions de l’agression sont rapportées ce vendredi après-midi devant le tribunal de Champ Fleuri. D’abord, Marie*, la victime, explique qu’elle attendait un bus – qui n’est jamais venu – à un arrêt du Chaudron. Après deux heures d’attente, vers 21 heures, elle voit surgir une femme qui l’invective. Après les mots, les coups : Marie est jetée à terre, rouée de coups, puis reçoit une bouteille en verre sur la tête.
Or, un témoin rapporte que la victime, l’agresseuse et son petit ami sont arrivés en même temps à l’arrêt de bus. Une dispute éclate, et Noémie A. agresse alors Marie avec la bouteille.
Le petit ami, lui, explique que Marie est une inconnue qui lui a demandé une cigarette à l’arrêt. Selon lui, elle l’aurait ensuite suivi. C’est alors que Noémie A., jalouse, débarque et agresse Marie.
Enfin, les agents de la brigade anti-criminalité, intervenus après l’appel du témoin à la police, racontent une autre version. Selon eux, à leur arrivée sur les lieux de l’agression, Marie explique qu’elle a passé la soirée avec des connaissances, et qu’une certaine "Noémie" est son amie.
Un véritable problème d’alcool
Peu importe les versions, un fait demeure : Marie a été agressée par Noémie A. et a frôlé la défiguration, voire pire. Le lendemain de l’agression, elle dépose plainte auprès des policiers, ce qui entraîne l’interpellation de Noémie A.
À la barre, son parcours judiciaire est chargé : une dizaine de mentions à son casier, dont sept pour des faits de violences. Elle a notamment déjà été condamnée pour des violences en 2020.
Elle reconnaît d’ailleurs avoir de sérieux problèmes d’alcool. Un point sur lequel son avocat insistera lors de sa plaidoirie : lorsqu’elle boit, Noémie A. devient violente. Le matin même de l’agression, une dispute éclate avec son petit ami. Par la suite, elle indique avoir bu du rhum avec une amie. Concernant l’agression de Marie, la défense avance une jalousie mêlée à une forte consommation d’alcool.
Le procureur se montre ferme à l’égard de Noémie A. Compte tenu de son passé judiciaire et de ses addictions, il requiert une peine de trois ans de prison. Son avocat plaide pour des soins et une possible réinsertion.
Le tribunal a tranché : Noémie A. est condamnée à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire.


