Oui à l’Europe, Non à l’union européenne (UE)

Oui à l’Europe forte de 47 pays, où les peuples avec leur histoire différente, décident librement de leur politique budgétaire ; monétaire et donc économique ; sociale ; et culturelle. Où chaque état détient la liberté de passer des accords unilatéraux avec d’autres pays européens pour mener des politiques de coopération de co-développement gagnants-gagnants ; comme ce fut le cas pour construire le premier avion de passager supersonique avec les anglais ; poser les bases de l’aérospatiale ; Erasmus ; etc. Et tout cela en toute liberté, bien avant que l’Union européenne qui représente seulement 26 pays, leur impose sa doctrine néolibérale fondée sur la concurrence. Concurrence, qui génère des désastres sociaux et environnementaux. La cause ? Les traité Européens qui sont au service des classes dominantes. Traités pourtant rejetés massivement par notre peuple en 2005, malgré le matraquage médiatique en faveur du oui. C’était une victoire d’autant plus éclatante à La Réunion, que le front national n’existait pratiquement pas dans notre île à ce moment-là) ; c’était donc un « Non » majoritairement progressiste. Pourtant les élus néolibéraux de droite et de gauche trahissaient le peuple français et ceux d’Outre-mer, en imposant au mépris de toute démocratie le traité de Lisbonne qui reprenait mot pour mot le contenu du traité constitutionnel européen (TCE). Mais peut-on croire que le parlement de l’Union Européenne puisse changer ces traités ? Non !
Alors pourquoi se faire piéger deux fois ? Et donc, pourquoi participer à cette élection d’un parlement Européen sans pouvoir ?
Oui à une Europe forte de 47 pays libres et solidaires où chaque pays pourrait en toute liberté passer aussi des accords de coopération de codéveloppement sous contrôle démocratique et social avec d’autres pays du monde comme Cuba ; La Russie ; L’Angleterre malgré le Brexit etc… Par exemple la France pourrait aussi mener des politiques de co-développement avec tous les pays Francophones et ex colonies, aujourd’hui écrasés par les plans d’ajustement du FMI ; pillés par les multinationales et les dictateurs qu’elles mettent en place. Ces peuples seraient heureux d’avoir une part des 8 milliards que nous versons chaque année à l’Union européenne (la France verse 23 milliards à l’Europe laquelle n’en reverse que 15 sur la France et les territoires d’outremer). Donc la France offre bien 8 milliards à l’UE. Quand on sait de surcroit, qu’en 2017, avec une partie de ces huit milliards sortis de nos poches, la Pologne achetait des avions de chasse américains. Nous préférons donc une Europe de 47 pays où chaque peuple en toute souveraineté décide qui, doit bénéficier de sa solidarité, avec évaluation des résultats. Nous sommes loin du repliement sur soi de fermeture que propose le Rassemblement National.
On pourrait imager notre propos en comparant l’Europe que nous voulons à un village de 47 maisons : où chaque famille gère en toute liberté ses biens ; organise tout naturellement sa vie à sa guise en fonction de ses intérêts, tout en invitant ses voisins pour élaborer des projets en commun, et plus... Dans ce village L’Union Européenne (U-E) ce n’est que 26 maisons où les dépenses de chaque famille sont contrôlées, où les règles sont fixées par la nouvelle religion qu’est le néolibéralisme avec son dogme, ses prêtres du monde politique et médiatique, ses institutions, son enfer pour les hérétiques et les pêcheurs en gilet jaunes, la CGT et autres, résistants qui osent contester la vérité révélée.
En conclusion, sans nous libérer de l’UE, cette machine de guerre politique et médiatique, dont toutes les réformes ont réalisé un gigantesque transfert de fond des dépenses publiques vers l’oligarchie financière ; allongé la durée de cotisation et baissé les pensions de retraites ; réalisé des reformes qui menacent aussi la sécurité sociale… qui démantèle les services publics ; qui baisse le pouvoir d’achat, résultat de cette volonté idéologique de baisser la part salariale au nom de la compétitivité ; qui facilite les délocalisations, qui vident notre pays de sa substance industrielle ; qui préconise des cascades de privatisations réalisant un transfert financier et de souveraineté de l’état démocratiquement élu vers la sphère financière, qui n’a que faire de l’intérêt général.
Aucune des revendications des Gilets Jaunes ne peut aboutir dans le cadre de l’union Européenne qui préconise ces réformes. Que peut faire le parlement européen pour refuser cette régression sociale ? Rien ! Alors ? Pourquoi voter pour un parlement qui n’a pas le pouvoir de changer l’essentiel ? Boycottons ces élections Européennes qui ne sont qu’une arnaque, visant à légitimer la tutelle de l’union européenne sur les Nations et sur les peuples. La meilleure réponse : l’abstention citoyenne !


