Opacité, scandale ou méconnaissance de la médecine occidentale ?

Courrier des lecteurs.
Par rapport à la richesse incommensurable de la Nature (diversité animale, minérale et végétale) et les phénoménales interactions au sein de cette diversité (bactéries, champignons, molécules, virus, etc.) les connaissances humaines paraissent d’une indicible pauvreté. En matière de santé, mais aussi dans d’autres domaines comme l’agriculture, l’alimentation, etc. nous subissons tous cette dichotomie entre la richesse de la Nature et la relative pauvreté des connaissances humaines. On peut même se demander si les connaissances empiriques, accumulées au fil du temps, ne seraient pas injustement négligées au profit d’une démarche relativement opaque baptisée EBM (Evidence-Based Medicine ou médecine factuelle). Alors que l’alimentation représente plus de 99% de ce que les humains absorbent pour rester en vie, le scandale le plus étonnant, c’est que, en médecine occidentale, le corps médical reçoit une formation quasi inexistante en matière de diététique.
Scandale encore plus surprenant, alors qu’il est courant d’administrer aux malades plus d’une dizaine de molécules sous forme de médicaments, il semble qu’aucune étude (ou très peu) ne serait réalisée sur un effet néfaste de cette accumulation que l’on appelle l’effet cocktail.
Je me trompe peut-être. Mais, si c’est le cas, Dieu que j’aimerais avoir des précisions à ce sujet.
En effet, plusieurs années d’enquête ne m’ont pas permis d’obtenir une réponse convaincante du corps médical ou des autorités qui le dirigent.
François-Michel MAUGIS
Président du Think-tank AEE


