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« On ne peut pas laisser La Réunion devenir le Mayotte bis en matière de violence »

Inquiet face à l'augmentation des faits de violence, Jean-Hugues Ratenon a écrit au préfet de La Réunion. Parmi les pistes évoquées par le député : "se mettre d’accord sur des recommandations au gouvernement et aux institutions Réunionnaises, telles que l’expulsion du territoire des violents, l’arrêt de transfert de détenu de Mayotte vers La Réunion, l’arrêt immédiat de la venue des enfants de Mayotte dans des familles sur notre territoire sans contrôle et qui se retrouvent à la rue."

Ecrit par N.P. – le jeudi 07 mars 2024 à 14H57

Le courrier :

Monsieur le Préfet,

Par ce courrier, je viens vous exprimer ma très grande inquiétude devant l’augmentation des faits de violences dans plusieurs quartiers de La Réunion. Mon inquiétude est d’autant plus vive que ces actes se produisent avec des armes et en bandes.

Pas plus tard que ce mercredi soir selon les médias, « des affrontements ont éclaté entre gangs rivaux, des coups de feu auraient été entendus, et plusieurs armes blanches telles que des sabres et des couteaux ont été découvertes.

Un individu est dans un état critique après avoir reçu un coup de sabre sur le crâne et à la jambe. Hospitalisé, son pronostic vital serait engagé. » J’ai bien noté qu’une enquête est ouverte et que deux personnes sont en garde à vue.

Mais cela ne peut plus continuer. Ça doit s’arrêter.

On a vu récemment un regroupement d’individus armés sur un terrain de foot à St Denis en pleine journée …..

On a vu ce clip circulé sur les réseaux sociaux où des individus armés proféraient des menaces contre les policiers. Clip tourné dans le quartier Fayard à Saint-André.

On a vu, à Sainte Suzanne, il y a une semaine, c’est un jeune, qui marchait tranquillement vers son établissement scolaire qui s’est fait menacer par une bande de trois jeunes, qui en voulaient à sa sacoche. L’un des agresseurs a subitement sorti un sabre à canne, et a porté plusieurs coups, devant témoins, à sa victime !

Monsieur Le Préfet, l’heure est grave et il est urgent d’agir collectivement et sans tabou.

Aujourd’hui, n’importe qui peut être une victime innocente de ces actes de violences. A mon Cabinet Parlementaire, je reçois des témoignages de jeunes qui se font tabasser pour rien ; des témoignages de groupement de personnes qui commencent à s’organiser pour riposter. Des témoignages sur les ondes radiophoniques qui stigmatisent une communauté et qui appellent à une réaction des Réunionnais.

Comment tout cela va-t-il finir ? J’ai peur pour mon île. J’ai peur pour notre bien vivre ensemble.

Personne n’est à l’abri et pour exemple à Marseille ; Une jeune femme a été tuée d’une balle perdue alors qu’elle se trouvait dans sa chambre, victime collatérale des tirs entre dealers de drogue (octobre 2023) ; Ce mercredi 7 février à Aubagne, près de Marseille, une autre balle perdue, issue d’une fusillade, a traversé le mur de l’appartement d’une femme de 76 ans. Cette dernière a été blessée par les éclats de verre de sa vitre ; ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres faits.
Sentant le drame venir, j’ai alerté mais peut-être pas assez.

Quelques extraits de presse sur mes différentes interventions :

LINFO.RE le 5.06.2018
Interdiction de territoire aux voleurs ?
Le député Jean-Hugues Ratenon a réagi et a apporté son soutien à la population de la Plaine des Palmistes. L’élu a d’ailleurs fait une proposition : « La commune souffre de cambriolages et d’actes de délinquances. J’ai demandé la mise en place de mesures d’urgence. Dès que les auteurs sont identifiés et sanctionnés par la Justice et si c’est nécessaire, pour ceux qui ne sont originaires de la Plaine-des-Palmistes, qu’ils soient interdits de territoire.
Insécurité et violences nocturnes 7 novembre 2021 Freedom
« La population de St-Benoit a le sentiment d’être abandonnée », selon le député Ratenon . Si Jean-Hugues Ratenon est « pour l’expulsion chez eux » des jeunes délinquants « appartenant à une certaine communauté »,

LINFO.RE le 29.09.2022
Transferts à la prison du Port : « Nous sommes en train de transférer les violences de Mayotte vers La Réunion », estime Jean-Hugues Ratenon.
« Mon objectif est justement d’éviter qu’il y ait ce problème entre les Réunionnais et les Mahorais et pointer du doigt les dysfonctionnements de l’État français. Je ne suis pas en train d’exagérer, je suis en train de mettre en lumière une problématique. Nous sommes en train de transférer les violences de Mayotte vers La Réunion », estime-t-il. »

La-rédaction Z’infos974 – le lundi 03 octobre 2022
Après le caillassage d’agents de la Police nationale ce week-end, le député Jean-Hugues Ratenon condamne ces violences et demande plus de moyens pour les forces de l’ordre.
« Je dis maintenant ça suffit. Des moyens humains supplémentaires doivent être accordés à ceux qui sont chargés de sauver et de protéger la population. St André comme la Réunion en général doivent retrouver la paix. La sécurité de tous doit être assurée et les auteurs de ces violences mis hors d’état de nuire. »
« Les forces de l’ordre ne doivent faire l’objet d’aucune restriction budgétaire et les commissariats comme les gendarmeries doivent fonctionner avec des équipes complètes en permanence. »

Le mercredi 14 février 2024 Zinfos 974
« L’État organise le transfert des violences de Mayotte vers La Réunion »
Autrement, estime Jean-Hugues Ratenon, l’État sera seul coupable du « transfert des violences de Mayotte vers La Réunion »

Autant de rappels et pour ne citer que ceux-là, pour vous dire Monsieur le Préfet que les choses ne s’améliorent pas, bien au contraire, les phénomènes de violence s’accélèrent au vu des derniers évènements et c’est un climat anxiogène qui s’installe sur notre territoire.

Des familles entières s’inquiètent quand leurs enfants vont dans les établissements scolaires pour leur éducation et études.

Des gens qui abandonnent des cités, qui ne sortent plus par peur et des lieux où beaucoup n’osent plus circuler passée une certaine heure.

Aussi, je demande l’organisation et dans les meilleurs délais d’une large concertation pour analyser le phénomène afin d’élaborer des propositions d’actions concrètes à mettre en œuvre rapidement.

Mais aussi se mettre d’accord sur des recommandations au gouvernement et aux institutions Réunionnaises, telles que l’expulsion du territoire des violents, l’arrêt de transfert de détenu de Mayotte vers La Réunion, l’arrêt immédiat de la venue des enfants de Mayotte dans des familles sur notre territoire sans contrôle et qui se retrouvent à la rue.

Des pistes de travail pour ouvrir le débat. On ne peut pas laisser La Réunion prendre cette voie de la violence. On ne peut pas laisser la Réunion devenir le Mayotte bis en matière de violence.

Le temps presse et il faut agir vite avant qu’il ne soit trop tard sauf si c’est une volonté de l’Etat d’organiser ce pourrissement.

Dans cette attente, je vous prie de croire Monsieur le Préfet en l’expression de mes salutations respectueuses.

Jean-Hugues Ratenon,
Député de La Réunion

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