Nouveau test pour les taxiteurs samedi avec l'arrivée de 900 croisiéristes

Le Port Est réunion accueille demain le paquebot Costa Allegra. 900 croisiéristes sont attendus. Une manne financière profitable en premier lieu aux taxiteurs mais aussi à l'économie de l'île. Selon le Conseil National du Tourisme, la dépense moyenne d'un passager en escale dans notre île est évaluée à environ 100 euros. Pas de quoi faire la fine bouche mais encore faut-il savoir s'y prendre.
Selon nos toutes dernières informations, le partage des tâches entre taxiteurs semble prendre forme. "Un tracé petit trajet et grand trajet sera fléché sur le quai" évoque l'un d'entre eux. Des promesses qui mériteraient d'aboutir pour ne plus revoir ces images de touristes perdus sur le quai, et dans une langue, le français, qu'ils ne maîtrisent pas. La réciproque est également de mise.
Concernant la tarification, la DIECCTE (Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi) a été on ne peut plus claire. "Toute tarification forfaitaire est proscrite". "L'utilisation de taximètres avait rendu hésitants les touristes la fois dernière mais on n'est pas des taxis parisiens", avoue un taxiteur.
Presque 3.000 passagers le 3 janvier
Pour prouver sa bonne volonté, le chauffeur de taxi expose son expérience d'il y a deux semaines. "Un aller-retour Port/Salazie Hell-Bourg auraient dû revenir à 300 euros. Au lieu de ça, on a pu faire en plus un crochet par Saint-Gilles, le tout pour 228 euros. Et avec ça, 40 euros de pourboire ! Je crois qu'ils ont été très agréablement surpris de l'accueil des taxiteurs, de leur conduite etc..." poursuit l'intéressé.
Seule ombre au tableau qui pourrait gâcher la journée du 24 décembre : la grogne de certains collègues. Il y a deux semaines, les agents de la DRIRE et de la DIECCTE étaient à quai pour contrôler les professionnels. Fort heureusement, les contrôles étaient intelligemment effectués un peu avant l'arrivée du navire, pour ne pas gêner l'activité.
"8 à 10 collègues ont été convoqués pour le 16 janvier dans les murs de la DIECCTE". Des problèmes de mise à jour du système de facturation y auraient été constatés. "Nous ne sommes pas contre les contrôles, mais nous souhaitons travailler en étroite collaboration". Bref, l'impression d'être toujours montré du doigt commence à exaspérer la profession. "Certains ont annoncé qu'ils ne viendront pas demain prendre en charge les touristes, je ne sais pas s'ils vont maintenir leur intention".
La Réunion et sa filière croisière encore débutante n'en a vraiment pas besoin. Mais les 900 passagers de demain ne sont qu'une mise en bouche à ce qui attend les transporteurs dans les prochaines semaines. 1700 passagers sont attendus le 31 décembre et presque 3000 le 3 janvier, dans deux bateaux différents.



