Nicolas Sarkozy s'adresse aux Réunionnais

"Ici on sait ce que veut dire être Fançais. Ici on l'a voulu. Ce n'est pas le produit d'une habitude, c'est le résultat d'une volonté. Et en même temps, je sais qu'il y a chez vous des sentiments mêlés".
"Ici, sur cette terre de la Réunion, on s'aime, quelle que soit la couleur de peau… Ici, la solidarité on la vit à l'intérieur de chaque famille. Voilà l'exemple que vous nous donnez, voilà l'exemple à suivre (…) Vous avez su construire un modèle de paix et de tolérance".
"La violence, les casseurs, la délinquance… Je ne l'accepterai jamais (…) Je veux que les choses soient claires, je n'aurai aucune faiblesse à ceux qui ajoutent à la misère et à la souffrance, la violence. Cette violence n'est pas compatible avec l'identité réunionnaise (…) Honte à ceux qui ont exacerbé cette violence…"
"Jamais je n'accepterai de faire des indépendantistes, où que cela soit, des compagnons de ma route. Dans cette campagne, chacun doit dire la vérité. Dire ici c'est la France et en même temps tendre la main aux indépendantistes, c'est mentir aux Français."
"La question de la défiscalisation est centrale pour les ultra-marins. Je garantirai la defiscalisation pour les projets économiques Outre-mer".
"Une exonération totale des charges pour une entreprise qui embauche un jeune de moins de 25 ans. Je ne connais pas de mesure plus puissante pour résoudre ce cancer qu'est le chômage sur votre. Et tout emploi créé sera exonéré de la totalité des charges sociales patronales sur cet emploi créé."
"Nous allons essayer de développer les productions endogènes : Que vous importiez sur votre île ce que vous ne savez pas fabriquer, c'est normal. Mais que l'on importe des bêtes, des oeufs… je ne peux pas l'accepter. Je donnerai 6 mois, après mon élection, à l'ensemble des grands distributeurs pour faire le point avec l'autorité de concurrence, tarif par tarif. Est-ce qu'il n'y a pas en clair un scandale? Si c'est le cas, je demanderai que ceux qui créent la situation de monopole cèdent leurs magasins…"
"Pour le pétrole et l'essence, je veux mettre les points sur les i : Le problème de la Réunion c'est moins le problème du prix de l'essence que celui du transport. C'est pas tant le prix du diesel moins cher qu'en métropole, mais l'habitant de la Réunion n'a pas d'autres solutions que sa voiture. Face à cela, je soutiens l'initiative prise par Didier Robert pour apaiser les choses. Ce n'était pas facile. Je veux négocier, dès ma réélection, avec les institutions européennes, l'affaire des normes pour le contrôle consommé à la Réunion. Si on peut acheter du pétrole moins cher dans la zone, on ne va pas s'en priver".
"Nous allons créer un fonds dédié par la caisse des dépôts qui fera des crédits aux petits entreprises jusqu'à 20.000 euros".
"Je veux engager un programme sans précédent pour tous les enfants qui en ont besoin. Chaque année, 750.000 jeunes arrivent dans la République. 100.000, dont beaucoup ici, sont en difficultés, n'y arrivent pas. Je vais me fixer une ambition immense : On va s'occuper d'eux de façon originale et personnalisée. Chaque directeur d'école aura un crédit de 2000 euros pour ces enfants, pour les aider (…) pour qu'ils puissent arriver au collège en sachant lire, écrire, compter"
"Aidez moi pour les 5 années qui viennent, à proposer à la France et à la Réunion, le projet qui fera de notre pays une grande nation dans le monde. Vive la République et vive la France !" (L'hymne national retentit)



