Naufragés de l’île Europa : des centaines de ballots remplis de produits stupéfiants échoués

Le 17 mars dernier, l’information défrayait la chronique : six pêcheurs en détresse étaient rapatriés par avion à La Réunion après s’être échoués sur l’île Europa le 12 mars dans les TAAF. Pris en charge médicalement, ils ont ensuite été placés en zone d’attente dans un hôtel de Saint-Denis. Ils n'étaient visiblement pas les seuls à s'être échoués. Une exclusivité Zinfos974.
Les six migrants rapatriés lundi dernier à La Réunion sont présentés ce vendredi 21 mars devant le juge des libertés et de la détention (JLD). Le magistrat va devoir se prononcer sur une potentielle prolongation de durée de leur placement en zone d’attente. C’est la procédure standard pour les migrants. Si le JLD refuse, ils pourront alors pénétrer sur le territoire français et seront libres d’y circuler.
Selon nos informations, il pourrait y avoir des questionnements sur l’origine de leur activité avant que leur bateau ne s’échoue. Il s’avère qu’ils n’étaient pas les seuls à s’échouer au moment de leur prise en charge sur Europa. En effet, de nombreux ballots suivaient le même chemin et finissaient leur course sur le sable des côtes de cette magnifique île des TAAF après leur arrivée.
La question en suspens est : que contenaient ces ballots ? Contre toute attente, selon nos informations, il s’agissait de produits stupéfiants ! De là à penser que le bateau de pêche ne servait pas qu’à pêcher du poisson, il n’y a qu’une ligne. Au total, ce sont plusieurs centaines de ballots qui ont été récupérés sur l’île après le passage du cyclone Jude. S’il ne s’agit de leur cargaison, on peut penser qu’un autre bateau s’est échoué pendant le cyclone.
Pour leur part, les naufragés déclarent qu’ils dériveraient apparemment depuis plusieurs semaines et sont restés plusieurs jours sur l’île avant d’être rapatriés à La Réunion. Ils indiquent également qu’ils étaient dix à bord du bateau. Les quatre naufragés restant n’ont toujours pas été retrouvés par le personnel présent sur l’île Europa.
Lors de l’audience de prolongation de leur placement en zone d’attente, les six naufragés de deux nationalités différentes déclarent être pêcheurs et vouloir demander l’asile. Ils n’ont aucun papier sur eux.
Dans l’attente du dépôt de leur demande d’asile, la défense des six réfugiés demande à ce qu’ils soient libérés. Le représentant de l’Etat demande pour sa part à ce qu’ils soient maintenus en zone d’attente pour huit jours supplémentaires.
La décision sera rendue à 18 heures ce vendredi 21 mars.


