Nadia Ramassamy demande un confinement strict des personnes à risque

Monsieur le Premier ministre,
Je souhaiterais attirer votre attention sur les mesures prises par le gouvernement depuis vendredi dernier, et notamment sur les modalités du reconfinement.
Contrairement au premier confinement, les élèves des écoles, collèges et lycées continuent de se rendre en classe, tandis que certains secteurs d’activité tels que le BTP par exemple continuent d’exercer en présentiel.
Ces mesures, prises dans le but de protéger la population et d’empêcher la propagation du virus, ne semblent pas être adaptées à la situation. En effet, les personnes à risque, c’est-à-dire les personnes âgées, les personnes souffrant d’une affection particulière (diabète, obésité, asthme, autres affections longue durée ou fragilisant la personne) sont beaucoup plus exposées aux formes graves de la COVID que le reste de la population, et représentent 80% des lits en réanimation.
C’est pour cela qu’il pourrait être judicieux d’envisager un confinement plus strict pour ces personnes, avec l’obligation pour l’employeur de placer ce salarié en télétravail ou, si cela n’est pas possible, de lui accorder des congés durant toute la période du confinement.
Aussi, l’Etat devrait alors financer une partie, voire la totalité, du coût de cette absence pour l’entreprise.
En assurant la sécurité des personnes à risque, il est possible d’envisager en contrepartie de ne pas prononcer de confinement strict pour le reste de la population.
C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, je vous demande de bien vouloir étudier la possibilité d’un confinement strict qui ne viserait que les personnes à risque. Cette mesure permettrait non seulement d’éviter plus efficacement une surcharge des services
hospitaliers, mais aussi de pouvoir réaffecter ailleurs les unités de police en charge du contrôle des attestations. Certains secteurs pourront ainsi reprendre leur activité, nécessaire à leur survie (petits commerces, etc…) et, en parallèle, assurer progressivement une immunisation globale.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma très haute considération.


