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« Naattiya Kaadal » : Lynda Sellom partage la passion d’une vie pour les danses indiennes

À l'occasion des festivités à venir du Dipavali, Lynda Sellom fera son grand retour sur la scène du Théâtre de Champ-Fleuri à Saint-Denis les 27 et 28 octobre. Celle-ci sera accompagnée de 40 danseuses et danseurs de sa troupe Natya Kalamani et d'une conteuse dans une nouvelle création artistique intitulée "Naatiya Kaadal" ("la passion de la danse"). Un spectacle haut en couleurs et en lumière qui retracera en 13 tableaux le parcours de la chorégraphe saint-andréenne qui a fortement participé à la diffusion des danses indiennes (Bharata Natyam, Khatak, Odissi ou encore Mohiniatam) ces dernières décennies dans l'île.

Ecrit par S.I. – le mercredi 25 octobre 2023 à 08H31

« Ce retour sur la scène de Champ-Fleuri s’explique par la volonté de redécouvrir la danse sur une grande scène avec ces jeunes qui ont travaillé depuis des années sans se produire réellement », lance Lynda, particulièrement heureuse de retrouver la scène dionysienne après plusieurs années. D’autant plus que le nouveau spectacle de sa troupe Nattiya Kalamani a été composée en grande partie par les danseuses et danseurs, ajoute Lynda, plus connue sous son nom de scène de Kaaliyamma. Des intervenants extérieurs comme un maquilleur et une conteuse seront également de la partie pour aider les artistes à donner vie aux différents tableaux présentés.

Ainsi, les 27 et 28 octobre prochains, la quarantaine de danseurs de Natya Kalamani évolueront au gré de danses classiques ou folkloriques, pour une immersion au coeur même de la culture indienne et indo-réunionnaise. La production qu’ils présenteront, « Naatiya Kaadal », permettra au public de se plonger au cœur de l’histoire de Kaliyamma, de sa passion pour la danse et de son parcours entre La Réunion, l’île Maurice et l’Inde. « C’est notre histoire parce que l’histoire de Kaliyamma qui est expliquée dans Nattiya Kaadal c’est aussi l’histoire de beaucoup de jeunes filles à La Réunion. Je me sens investie cette année pour remonter sur scène et accompagner mes danseuses ».

Une histoire inspirante et qui débute très tôt dans sa vie. C’est au collège que Kaliyamma découvre la passion de sa vie, à savoir la danse indienne. Son investissement dans son apprentissage de la danse la mène tout d’abord dans l’île Soeur où elle fera ses premiers pas de Bharata Natyam à l’Institut Mahatma Gandhi. Dès son adolescence, elle partage ses connaissances avec ses amies au temple de Saint-André et fera partie des premiers initiateurs de la première Fête de la Lumière à Saint-André en 1990. La même année, Kaliyamma s’envole pour l’Inde à Chennai où elle poursuivra son apprentissage du Bharata Natyam dans l’école de danse Shri Shanmouganada Palli, devant la disciple de Djeyalatchimy Arunachalam. C’est en 1992 qu’elle obtient son diplôme de danseuse à Chennai, décrochant au passage le titre de « Natya Kalamani », à savoir « La Perle de de l’Art de la Danse indienne ».

Rigueur, partage et transmission

Une appellation qui sera désormais le nom de son association, créée en 1994 avec l’aide de parents d’élèves bénévoles de la troupe et avec qui elle parviendra avec détermination à diffuser à une plus grande échelle la culture indienne sur l’île, à travers plusieurs créations artistiques, comme en 2004 avec sa dernière création, Mardévirin, qui a connu un véritable succès auprès du public.

À travers son nouveau spectacle Naattiya Kaadal, Lynda/Kaliyamma souhaite valoriser encore plus l’art de la danse indienne. Mais pas que. « Ce sera un moment fort de solidarité et d’union », poursuit la chorégraphe pour qui le devoir de transmission est tout aussi important que la performance artistique. « Les filles dansent depuis l’âge de 4 ans jusqu’à aujourd’hui. Certaines d’entre elles sont devenues mamans et reprennent le relais comme moi-même : maman, danseuse et chorégraphe. Elles s’investissent également dans l’organisation : ces jeunes sont aujourd’hui impliqués, ont un rôle et des responsabilités. C’est ce qu’on leur donne aussi », ajoute Lynda, particulièrement fière de ses élèves.

Rigueur, transmission mais aussi partage avec les autres composantes de la société réunionnaise. « Tout comme les autres éléments de la culture indienne, l’art de la danse nous permet de faire le lien avec la culture indienne mais aussi la culture réunionnaise. Le Dipavali à La Réunion est une fête partagée par tous, synonyme de fête de la Lumière et dont le défilé attire des milliers de personnes chaque année : des locaux mais aussi des touristes en soif de découvrir les cultures de La Réunion. Avec ce spectacle de danse qui met en avant notre savoir-faire et notre histoire, c’est aussi la culture réunionnaise qui sera mise en avant« , conclut Lynda.

Nattiya Kaadal, à retrouver les 27 et 28 octobre au Teat Champ-Fleuri
Tarif : 15 euros
Plus d’informations au 0262 41 93 25 ou sur www.teat.re

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