Moyen-Orient : le Hezbollah accuse Israël de violer la trêve et revendique des tirs de riposte

Accusant Israël d’avoir violé le cessez-le-feu, le Hezbollah revendique une riposte armée après des frappes meurtrières au Liban.
La fragile trêve au Moyen-Orient vacille déjà. Le mouvement chiite libanais Hezbollah a affirmé ce mercredi 8 avril avoir repris les hostilités contre Israël, accusant ce dernier de ne pas respecter le cessez-le-feu récemment annoncé.
Dans un communiqué, le Hezbollah assure avoir « respecté le cessez-le-feu alors que l’ennemi ne l’a pas fait », justifiant ainsi une attaque à la roquette menée dans la nuit contre une zone frontalière israélienne.
Cette déclaration intervient au lendemain d’une journée particulièrement meurtrière au Liban. Des bombardements israéliens d’une intensité rare ont fait plusieurs centaines de morts, avec un bilan d’au moins 254 victimes selon la défense civile.
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Face à ces frappes, le Hezbollah estime que la trêve, annoncée quelques heures plus tôt dans le cadre d’un accord impliquant notamment l’Iran et les États-Unis, a été clairement violée.
Le mouvement, dont la branche armée est considérée comme une organisation terroriste depuis 2013 par l’Union européenne, affirme ainsi que ses tirs constituent une « riposte à la violation par l’ennemi de l’accord de cessez-le-feu », marquant la première attaque revendiquée depuis l’entrée en vigueur de la trêve.
🇮🇱🇱🇧 FLASH | Israël annonce mener sa « plus grande frappe coordonnée » contre le Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, appelle « les amis du Liban » à INTERVENIR pour faire CESSER les frappes… pic.twitter.com/85S1eOa3qt
— Cerfia (@CerfiaFR) April 8, 2026
Première attaque revendiquée depuis l’entrée en vigueur de la trêve
Au cœur des tensions : le périmètre même du cessez-le-feu. Téhéran considère que le Liban doit être inclus dans l’accord, tandis qu’Israël et Washington contestent cette interprétation.
Résultat, les bombardements israéliens sur le territoire libanais ont immédiatement ravivé les accusations de non-respect de l’accord, faisant craindre un effondrement rapide de la désescalade.
Le Hezbollah, qui n’avait pas mené d’attaque depuis plus de 24 heures, a ainsi choisi de reprendre les tirs, tout en renvoyant la responsabilité de cette reprise des hostilités à Israël.


