Manuel Valls dévoile sa feuille de route pour les Outre-mer

Le ministre des Outre-mer s'est exprimé ce mercredi devant la commission des Lois. Manuel Valls a présenté trois urgences identifiées : la reconstruction de Mayotte, la situation en Nouvelle-Calédonie et la vie chère.
Manuel Valls a démarré sa prise de parole en précisant sa mission au ministère des Outre-mer : " Je ne suis pas à la tête de ce ministère pour répéter des éléments de langage […] pour céder à une vision datée, condescendante et administrative […] pour seulement gérer, mais bien pour transformer."
Le ministre des Outre-mer a livré son diagnostic sur la situation dans les territoires ultramarins : "Dans son rapport aux outre-mer, la France est passée de la domination à l'infantilisation. Je veux désormais la considération et la valorisation."
Manuel Valls a détaillé ses trois priorités. Pour Mayotte, il s'agit d'un plan en trois temps (urgence, reconstruction, refondation). Il explique qu'au printemps et après concertation avec les élus, un projet de loi programme sera présenté visant le développement économique, social et éducatif du territoire sur de nouvelles bases et portant également des mesures fermes pour lutter contre le fléau de l’immigration.
Pour ce qui est de la situation en Nouvelle-Calédonie, il explique : "Nous sommes à un moment décisif, historique. Le sang a de nouveau coulé sur le territoire. Les fractures sont profondes." Le ministre a rappelé qu'il "nous appartient de construire une Nouvelle-Calédonie unie et indivisible, qui s’appuie sur le dynamisme de ses 3 provinces et de ses communes, d’imaginer une souveraineté avec la France, qui protège chacun, tout en poursuivant et achevant le processus de décolonisation."
Manuel Valls veut aussi s'attaquer à un sujet qui concerne tous les Outre-mer, la vie chère. Il a présenté un plan structurel en cinq axes avec un "propos de vérité" sur "le partage et la chaîne de valeur outre-mer qui ne sont pas équitables". Le ministre d’État insiste : "L’heure n’est plus aux demi-mesures ou aux solutions désuètes. Je ne cèderai à aucune facilité : ni tout-marché, ni tout-État."
Le ministre des Outre-mer assure vouloir insuffler un changement de méthode : "Je veux mettre fin au parisianisme de l'appareil d'État. Je veux que l'on cesse d'infantiliser les ultramarins."


