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Mairie de St-Benoit : Les syndicats boycottent le CST et demandent à rencontrer le maire

La mise en place des nouveaux membres du Comité Social Territorial (CST) ne suffit pas à apaiser les tensions au sein de la mairie de St-Benoit, dénoncent les représentants syndicaux. Ces derniers ont décidé de ne pas prendre part au CST convoqué ce mercredi, reprochant au maire, Patrice Selly, une "absence de dialogue social". Ils tiennent malgré tout à le rencontrer dans les plus brefs délais.

Ecrit par S.I. – le mercredi 28 février 2024 à 19H49

Le coup de gueule de Patrice Selly envers une partie des agents du service de propreté urbaine est en effet très mal passé assurent les délégués syndicaux.  Comme relaté ce lundi par nos confrères du Journal de l’île, Patrice Selly avait, mercredi dernier, rappelé à leur devoir de service public des agents de la propreté urbaine suite à une visite impromptue au centre technique communal. Visite durant laquelle il avait constaté qu’une minorité de ces agents ne respectait pas leurs horaires de travail.

Le maire est en effet critiqué pour un supposé « manque de considération » envers le personnel communal et sa représentation syndicale. Face à ce qu’ils considèrent comme un « monologue social », les syndicats appellent l’édile bénédictin à mettre en place les bases d’un « réel dialogue social ».

Les doléances portent notamment sur « les déplacements intempestifs, les coupures de salaires, les modifications fréquentes de l’organigramme, les affectations récurrentes et le non respect du cadre d’emploi », soit autant de facteurs « contribuant au mal-être au travail », insistent les élus syndicaux membres de ce CST (CGTR, UNSA, FSU, CFDT, SAFPTR). « Cette stratégie de discréditation des employés communaux aux yeux des administrés n’est pas acceptable. Le mauvais management qui entraîne des congés maladie forcés doit être immédiatement pris en considération. À ce titre, nous exigeons la communication du Rapport Social Unique pour les années 2022 et 2023 et les derniers Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels dans les plus brefs délais », martèlent-ils.

Dans cette démarche, les représentants syndicaux appellent à une révision de la politique managériale et de la communication envers les employés communaux. Faute de quoi ils se réservent le droit d’utiliser « tous les moyens légitimes prévus par le droit constitutionnel ».

« Nous affirmons notre engagement pour le bien-être, la dignité et la promotion d’un environnement de travail respectueux et assaini. Nous refusons de participer à ce CST qui ne reconnait pas l’intérêt général », terminent-ils, ouverts néanmoins à une rencontre « dans les plus brefs délais » avec le maire.

Thèmes : Mairie | Saint-Benoît
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