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"Madame Sans Gène" la Reine du chantier...

Ecrit par zinfos974 – le lundi 30 juillet 2012 à 17H01

Retraité et habitant un petit village réputé pour son "bien vivre", ma vie tranquille dans mon petit lotissement d’une dizaine d’habitations se trouve perturbée et le mot est faible, par les bruits provenant de l’édification d’un bâtiment à usage collectif et ce depuis neuf mois environ.
Faute de disponibilité foncière, nos responsables locaux ont décidé de cette implantation face à notre lotissement nous assurant d’une gène minimale…

C’était sans compter sur l’incroyable usage que font les bâtisseurs d’une pelle mécanique à chenilles que j’ai décidé de nommer "Madame Sans Gène" tant son utilisation est variée, excessive et superflue et pour le moins peu orthodoxe, imaginez un peu !!!

Une fois ses travaux de terrassements effectués, "Madame Sans Gène" s’est vue attribuer le rôle de "brouette" servant à amener sur site du béton où du mortier fait main à l’autre bout du chantier dans un vacarme assourdissant en circulant sur la chaussée, hors du chantier et ce par des allers-retours incessant tout au long de la journée...

Inutile de vous dire que votre vie est tout à coup conditionnée par les horaires de travail des ouvriers et du conducteur de cette machine.

Le travail de "brouette" terminé, "Madame sans gène" s’est vue attribuer des rôles aussi variés que "casseur de cailloux sur site" en vue de leurs transport vers une autre destination, puis de "chargeur épandeur de terre" ou encore de "transporteur de bétonnière" d’une extrémité à l’autre du chantier, "transporteur de sacs de ciments" livrés à l’autre extrémité également, "livreuse de pierres" nouvellement déchargées par camions à l’autre extrémité du chantier alors qu’il y avait à l’origine la matière première sur place, idem pour des transport de terre …
Vous le voyez, "Madame sans gène" avait de quoi s’occuper.

Lassé d’un tel vacarme produit par les chenilles sur la chaussée, j’avais alerter un responsable de l’entreprise qui m’avait assuré que les allers-retours sur la chaussée cesseraient, ce qui a été le cas environ pendant deux semaines où "Madame sans Gène" a été avantageusement remplacée par un engin à pneumatiques adapté à la circulation sur route.

Et puis, tout à coup, "Madame Sans Gène" a repris du service, servant à nouveau de "bonne et tout faire" en concédant toutefois que ses allées et venues sur la chaussée étaient un peu moins fréquentes.

Lors d’un nouvelle journée bien remplie par cette Dame, j’ai contacté le conducteur de travaux qui, après avoir écouté mes doléances, et s’être dit apte à gérer les conflits générés par des travaux, m’a fait cette révélation surprenante : "l’entreprise ne dispose que d’engins à chenilles, la pelle sur pneumatique était une location".

Cette révélation, pour le moins surprenante, m’amène à me poser un certain nombre de questions dont celles-ci:
- Lors de la sélection de l’entreprise ne regarde t’on que le moindre coût ?
- Sachant que les travaux ont lieu en milieu urbain, n’y a-t-il pas des critères particuliers à remplir et à respecter pour pouvoir candidater ?
- Fait-on si peu de cas de la gène occasionnée aux riverains sur un chantier dont la durée passe l’année ?
- N’ y a-t-il pas de surveillances des chantiers par des organismes publics comme celles pratiquées pour les constructions individuelles ?
- Sommes-nous "obligés" de supporter une telle pollution sonore ?

Merci de m’aider à comprendre…

Une satisfaction toutefois, "Madame Sans Gène" doit nous quitter à la mi-août, j’ai hâte de vieillir un peu plus mais ne peux m’empêcher de penser à sa prochaine destination.

Bernard

 

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