Macron temporise sur une nouvelle dissolution : « Les Français veulent que tout le monde travaille ensemble »

Un an après les législatives anticipées, Emmanuel Macron retrouve mardi son pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale. Interrogé sur la possibilité de recourir à cette arme constitutionnelle, le chef de l’État privilégie l’appel à la coopération et à l’efficacité politique.
À partir de mardi, Emmanuel Macron pourra de nouveau recourir à la dissolution de l’Assemblée nationale, un an après le second tour des élections législatives anticipées. Lors d’un déplacement à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), le président de la République a été interrogé sur l’éventualité d’une nouvelle dissolution. Fidèle à une ligne prudente, il a écarté toute annonce, insistant sur la nécessité de résultats concrets. « Les Français veulent que tout le monde travaille ensemble et qu’on ait des résultats concrets pour que la vie des gens s’améliore. C’est la seule chose qui doit compter », a-t-il répondu aux journalistes.
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En juin dernier, à Nice, le chef de l’État avait déjà exprimé des réserves : « Mon souhait, c’est qu’il n’y ait pas d’autre dissolution », tout en soulignant qu’il ne s’interdirait pas d’utiliser ce levier constitutionnel « si des formations politiques décidaient (…) de bloquer le pays ».
Pour mémoire, l’article 12 de la Constitution interdit toute nouvelle dissolution pendant l’année qui suit des élections législatives anticipées. Ce délai s’achève cette semaine, ravivant les spéculations dans un contexte politique toujours tendu. Depuis le scrutin de juillet 2024, l’Assemblée nationale est sans majorité claire, et la vie politique reste marquée par une forme de paralysie.
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Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio, la moitié des Français se disent favorables à l’utilisation par Emmanuel Macron de son pouvoir de dissolution dans les prochains mois, tandis que 56 % souhaitent que le gouvernement dirigé par François Bayrou soit renversé par une motion de censure.
En clôture de son échange avec la presse vendredi, Emmanuel Macron a réaffirmé sa priorité : « La seule chose qui compte », a-t-il martelé, « c’est que la vie des gens s’améliore ».


