L’UE adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie

Après des semaines de blocage, l’Union européenne est parvenue à un accord vendredi pour adopter un nouveau train de sanctions contre Moscou. Bratislava a levé son veto en échange de garanties sur son approvisionnement en gaz.
Un compromis a finalement été trouvé à Bruxelles. Ce vendredi 18 juillet, les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne ont validé le 18ᵉ paquet de sanctions à l’encontre de la Russie, plus de deux ans après le début de l’invasion de l’Ukraine. La Slovaquie, qui bloquait jusqu’alors son adoption, a accepté de lever son veto après avoir obtenu des assurances sur la continuité de ses livraisons de gaz. Le pays redoutait de se retrouver isolé alors que l’UE vise une sortie complète du gaz russe d’ici à 2027.
Plafond abaissé sur le prix du pétrole russe
Au cœur de ce nouveau dispositif : une baisse significative du plafond du prix du pétrole brut russe autorisé à l’exportation. Ce seuil passe de 60 à un peu plus de 45 dollars le baril, soit 15 % de moins que le prix moyen du marché. Ce mécanisme « dynamique », qui ajustera automatiquement la limite en fonction des fluctuations du marché, est censé rendre les sanctions plus souples mais aussi plus dissuasives. « L’Union européenne vient d’adopter l’un des paquets de sanctions les plus sévères contre la Russie à ce jour », s’est félicitée la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
Au-delà du pétrole, ce 18ᵉ train de mesures vise à maintenir la pression économique sur Moscou. L’objectif reste inchangé : faire plier le Kremlin en restreignant ses ressources financières. « L’Union européenne maintiendra la pression jusqu’à ce que la Russie arrête sa guerre », a martelé Kaja Kallas. Reste à voir si cet énième tour de vis aura l’effet escompté, alors que les sanctions précédentes ont montré des résultats contrastés.


