Loïc Louise, le Réunionnais mort après un tir de Taser : Le gendarme tireur condamné à 2 ans de prison avec sursis

Le militaire a déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision prononcée par le tribunal correctionnel d'Orléans fin novembre. Le trentenaire qui a quitté la gendarmerie a été reconnu coupable d'homicide involontaire. Le ministère public avait requis à son encontre une peine plus légère d'un an de prison avec sursis.
Le 3 novembre 2013, à la Ferté-Saint-Aubin dans le Loiret (45) le Réunionnais Loïc Louise succombait après avoir reçu deux coups de Taser, un pistolet à impulsion électrique, tirés par un gendarme pendant une soirée arrosée qui avait dégénéré au sein du voisinage.
Après une décennie de combat, la famille toujours dans la peine avait obtenu le renvoi du militaire devant le tribunal correctionnel d'Orléans. L'audience s'est déroulée en présence des proches en octobre dernier plus de 10 ans après le décès du jeune homme.
Ce funeste 3 novembre 2013, l'étudiant en licence à Orléans avait succombé après un tir de 17 secondes contrairement aux cinq secondes légalement autorisées. "Il a donc reçu l’équivalent de quatre tirs et demi", précise l’avocat de la famille.
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En 2014, le dossier avait été clôturé par le parquet d'Orléans. L'enquête n'avait, à ce stade, pas permis d'établir un lien de causalité entre les coups de Taser et la mort du vingtenaire. Mais c'était sans compter l'acharnement de la famille accompagnée de son conseil, Me Fabrice Saubert, qui a obtenu l'ouverture d'une information judiciaire pour homicide involontaire. En 2022, le mis en cause avait été mis en examen jusqu'à l'annonce de son renvoi devant un tribunal en octobre 2023.


